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au biberon
L’heure du boire est un moment privilégié d’intimité
et d’échange avec votre enfant. La nature a prévu
que le bébé au sein se nourrisse bien installé
au creux des bras de sa mère, près de son coeur, de
son regard et de sa voix. L’enfant nourri au biberon a les
mêmes besoins, et vous aurez grand plaisir à partager
cette même tendresse avec lui.
| Attention
• Si vous allaitez, l’introduction d’une
alimentation partielle au biberon dans les premières
semaines pourrait affecter votre production de lait.
• Il est possible de restaurer la lactation après
le sevrage — ou même si vous n’avez pas
allaité votre bébé — mais cela
demande beaucoup d’efforts. |
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Choix de biberons
Le marché vous offre plusieurs sortes de biberons : en
verre, en plastique (opaque ou
transparent), conventionnels ou avec sacs jetables. Ils se présentent
principalement en 2 formats :
150à 180 ml (5 à 6oz) et 240 à 270 ml(8 à
9 oz). Chaque type de biberon présente ses avantages et
ses inconvénients. Choisissez celui qui vous convient le
mieux.
Avant la première utilisation, lavez les biberons à
l’eau chaude savonneuse et rincez-les bien. Il n’est
pas nécessaire de les stériliser.
Avec le sac jetable, vous n’avez pas besoin de faire le
vide d’air avant de donner le lait au bébé.
Choix de tétines
Les tétines varient par la forme, la grosseur, le matériau
(latex ou silicone) et le degré de souplesse. La grosseur
et la forme des trous jouent sur le débit du lait. Il est
possible que vous ayez à en essayer plusieurs avant de
trouver celle qui convient le mieux à votre bébé.
Pour un jeune bébé, n’utilisez que les plus
petites.
Plusieurs fabricants recommandent de faire bouillir les tétines
de 2 à 5 minutes avant la première utilisation.
Quantité de lait
Au biberon comme au sein, la quantité de lait consommée
varie beaucoup d’un bébé à l’autre
et d’une journée à une autre. Votre enfant
peut avoir très faim le matin, moins le soir. Le mieux
est de l’observer, de surveiller ses signes de satisfaction
ou d’insatisfaction et de le laisser contrôler lui-même
le volume de lait dont il a besoin, selon son appétit,
comme au sein.
Un biberon de 210 à 240 ml (7 à 8 oz) suffit généralement
à l’estomac d’un nourrisson. Mais si votre
enfant a l’air insatisfait, pleure, se suce les poings après
le boire, même après le rot, préparez encore
un peu de lait : il a faim. Par contre, il vous arrivera de devoir
jeter le reste du biberon dont il ne voudra plus.
Habituellement, les bébés prématurés
et de faible poids boivent peu à la fois, mais plus souvent.
Suivez l’appétit de votre enfant.
Tableau (p 212).
Pour votre bébé, le lait est plus nourrissant et
plus complet que les céréales. C’est le seul
aliment qui fournit les protéines et le calcium dont il
a absolument besoin pendant toute la première année
de sa vie. Avant de manger des aliments solides, il peut boire
pendant quelques jours — lors d’une poussée
de croissance —jusqu’à 1 200 ml (40 oz) de
lait par 24 heures (voir Fringales).
Préparation des biberons
Pour épargner du temps, certains parents préparent
en une seule fois tous les biberons pour 24 heures. D’autres
préfèrent les préparer l’un après
l’autre. Libre à vous !
La dilution des préparations lactées pour nourrissons
demande beaucoup d’attention et de minutie afin d’éviter
les erreurs, surtout avec les poudres. Chaque manufacturier indique
la façon de procéder sur la boîte. Il est important
de suivre les instructions à la lettre et de mesurer la poudre
avec la cuillère fournie, car elle diffère d’une
marque à l’autre. Pendant les 4 premiers mois,
diluez toujours la préparation avec de l’eau bouillie
pendant 1 minute, refroidie ou tiède, selon les instructions
du fabricant (voir Quelle eau choisir ?). N’utilisez jamais
l’eau chaude du robinet : elle peut contenir du plomb et
des microbes.
• Pour commencer, lavez-vous soigneusement les mains.
• Rassemblez tous les objets dont vous aurez besoin.
• Nettoyez la boîte de conserve à l’eau
chaude avant de l’ouvrir avec un ouvre-boîte propre.
• Suivez minutieusement les instructions du fabricant pour
la dilution du lait.
• Versez le lait dans les biberons, recouvrez-les aussitôt
des tétines et de leurs capuchons.
• Réfrigérez immédiatement.
S’il reste des biberons à la fin de la journée
dans le réfrigérateur, vous pouvez les garder pour
le lendemain.
Conservation des préparations lactées
Le lait reconstitué se conserve 1 heure à la température
de la pièce et de 24 à 48 heures au réfrigérateur.
Il ne se congèle pas.
Une fois ouvertes, les boîtes de préparation liquide
(concentrée ou prête à servir) peuvent rester
jusqu’à 48 heures au réfrigérateur.
Il faut bien les couvrir.
Les boîtes entamées de préparation en poudre
peuvent être gardées 1 mois au sec.
| Attention
• Le lait restant à la fin du boire doit toujours
être jeté car des bactéries peuvent
s’y être développées. |
|
Le moment du boire
Au fil des jours, vous apprendrez à reconnaître
les signes de faim de votre enfant (voir Signes de faim). Ces
signes apparaissent bien avant qu’il ne se mette à
pleurer. Évitez d’attendre ses cris pour le nourrir.
Si cela devait arriver, prenez le temps de le calmer un peu avant
de lui donner son biberon. Un bébé qui pleure trop
sera fatigué; il boira moins et dormira moins longtemps.
Évitez de trop le couvrir. Un bébé trop
emmailloté a tendance à s’endormir en buvant.
S’il devient somnolent, découvrez-le, changez-le
de couche, parlez-lui pour le garder alerte.
Tiédir le lait
Il faut tiédir le lait à la température
du corps, soit 37 °C (98 °F).Au toucher, le biberon n’est
ni chaud ni froid.
Mettez le sac ou le biberon sous l’eau chaude courante
du robinet ou dans un récipient d’eau chaude jusqu’à
ce qu’il soit tiède. Secouez-le doucement une dizaine
de fois.
Pour vérifier la température avant de servir :
faites couler quelques gouttes sur le dos de la main ou à
l’intérieur du poignet.
| Attention
• Tout aliment, liquide ou solide, subit une perte
de valeur nutritive ou une transformation nuisible s’il
est trop ou mal chauffé. |
|
Micro-ondes : déconseillé
Les fours à micro-ondes ne sont pas conseillés
pour tiédir le lait, car ils le chauffent inégalement
et souvent à des températures trop hautes. Des bébés
ont déjà été brûlés accidentellement.
De plus, les biberons en verre et les sacs risquent d’éclater.
Si vous décidez malgré tout d’utiliser cette
méthode, voici les précautions essentielles à
prendre :
• ne réchauffez que du lait réfrigéré
(sinon, le tiédir sous l’eau chaude);
• faites chauffer le lait dans un contenant de verre à
grande ouverture, par exemple une tasse à mesurer;
• si vous tenez à réchauffer directement un
biberon, qu’il soit de plastique (pas de biberon verre ni
de porte-sacs), sans bouchon ni tétine;
• ne tiédissez jamais de volumes de moins de 120
ml (4 oz);
• programmez de courtes durées de chauffage que vous
répéterez au besoin;
• avant de servir, agitez doucement une dizaine de fois
et vérifiez la température.
Peut-on donner du lait froid au bébé
?
Chauffer le lait n’est pas nécessaire sur le plan
nutritionnel. Toutefois, la plupart des bébés préfèrent
leur lait tiède. Comme au sein...
En général, les enfants commencent à boire
des liquides réfrigérés (lait, eau, jus)
à partir de 10 à 12 mois. Mais si votre enfant n’aime
pas boire froid, vous pouvez continuer à réchauffer
son lait plus longtemps.
| Attention
• Le sac jetable se réchauffe plus vite que
le biberon.
• Ne faites jamais bouillir un biberon ni un sac de
lait.
• Ne versez jamais de lait chaud dans un sac jetable
: il risquerait d’éclater.
• Ne faites pas tiédir un biberon en le laissant
à la température de la pièce.
• Le lait tiédi doit être bu dans l’heure
qui suit. Jetez-le après ce délai, car les
bactéries se multiplient rapidement et pourraient
provoquer une diarrhée. |
|
Comment donner le biberon
Installez-vous confortablement dans une position relaxante et
glissez un oreiller sous le bras qui porte le bébé.
Adossez-vous et posez vos pieds sur un tabouret. Tenez le biberon
incliné pour garder le goulot plein de lait et pour éviter
que le bébé avale de l’air. Variez les positions
d’un boire à l’autre, passant du côté
droit au côté gauche : cela favorisera le développement
de la vision de l’enfant. Il est parfois utile de faire
1 ou 2 pauses pendant le boire, surtout au cours des premiers
mois.
Il n’est pas prudent de laisser votre petit prendre son
biberon tout seul dans son lit. Le temps que vous prendrez à
relaxer en faisant boire votre enfant dans vos bras est un investissement.
Vous ne tarderez pas à vous en réjouir.
Débit de la tétine
Pour une succion satisfaisante, votre enfant doit boire à
un rythme moyen. Les muscles de son visage doivent fournir un
effort. Lorsque le biberon est renversé, le lait ne s’écoule
que très lentement : il faut un peu plus d’une seconde
pour qu’une goutte tombe de la tétine.
Rot
La plupart des bébés avalent de l’air en
tétant, ce qui est source d’inconfort pour eux. Il
faut donc les aider à s’en libérer.
Le rot est la première chose à tenter quand l’enfant
semble de mauvaise humeur ou se tortille en buvant. Règle
générale, deux rots suffisent : le premier au milieu
du boire, le second à la toute fin.
Cependant, il en faudra peut-être plus au très petit
bébé ou à celui qui boit vite.
Une méthode efficace consiste à appuyer votre bébé
sur votre épaule, en position verticale. Vous lui frottez
doucement le dos ou vous le tapotez délicatement pendant
1 à 3 minutes.
Après le rot, vérifiez si votre bébé
a encore faim, car l’air expulsé prenait peut-être
la place de 30 ml (1 oz) de lait
S’il ne fait pas de rot, n’insistez pas. Certains
bébés n’en font pas. Il s’endort ? Couchez-le.
Il se réveillera peut-être en pleurant pour signaler
son besoin de faire un rot.
Entretien des biberons et des tétines
Une hygiène rigoureuse s’impose. Il est important
de laver soigneusement les biberons, les tétines et les
articles servant à la préparation des boires afin
d’éviter les gastro-entérites et le développement
de champignons dans la bouche (voir Muguet dans la bouche).
Immédiatement après le boire, rincez biberon, tétine
et bouchon à l’eau froide. Prenez soin de faire passer
l’eau dans le trou de la tétine pour enlever le surplus
de lait.
Lavez soigneusement le tout à l’eau chaude savonneuse,
en vous servant des brosses à tétine et biberon.
Rincez à l’eau bouillante. Laissez égoutter
et recouvrez. Vous pouvez utiliser
le lave-vaisselle, mais certains fabricants recommandent de ne
pas y mettre les tétines.
Ne faites pas bouillir les tétines de façon régulière,
car le caoutchouc s’abîmerait. Inspectez-les fréquemment
Elles se détériorent avec le temps en raison de
la succion, de la chaleur, du contact avec le lait et de l’exposition
à la lumière du soleil. Remplacez les tétines
avant qu’elles ne deviennent collantes et pâteuses.
Jetez-les immédiatement si elles sont trouées, se
déchirent ou changent de texture.
Si vous portez attention à la propreté des tétines
et des biberons, vous n’aurez pas besoin de les stériliser.
Les sacs jetables sont déjà stérilisés.
| Attention
• Les sacs jetables ne doivent pas être réutilisés,
car ils sont fragiles.. |
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Substituts au lait maternel
Le lait maternel constitue le meilleur aliment pour votre enfant.
L’emploi de tout autre lait entraîne des désavantages
en termes de santé et de coût (voir Lait maternel
aliment par excellence).
Pour les bébés qui ne sont pas nourris au lait
maternel, la Société canadienne de pédiatrie,
les Diététistes du Canada et Santé Canada
recommandent les préparations lactées pour nourrissons
enrichies de fer de la naissance jusqu’à l’âge
de 9 à 12 mois. Ces préparations sont mieux adaptées
aux besoins de base du nourrisson que les laits ordinaires de
vache, de chèvre ou de soya.
Préparations lactées pour
nourrissons
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
et l’UNICEF, il est faux et tendancieux d’utiliser
les termes « lait humanisé » et « lait
maternisé »pour nommer les préparations lactées
pour nourrissons, car elles restent très loin du lait maternel
et des protéines humaines. Ce ne sont que des substituts
du lait maternel, qui reste inimitable.
Achat des préparations lactées
Elles se vendent sous trois formes :
• liquide concentré;
• poudre;
• prêtes à servir.
Il faut ajouter de l’eau aux préparations concentrées
liquides ou en poudre. La dilution doit être très
précise pour assurer l’équilibre nutritionnel
essentiel à la croissance de votre nouveau-né et
pour respecter les limites de la maturité de ses reins
et de son système digestif. Trop d’eau, où
pas assez, conduit à des problèmes de digestion
et de santé.
• Les liquides concentrés sont plus faciles à
utiliser et coûtent à peu près le même
prix que les poudres.
• Le prêt à servir ne demande aucune dilution,
il s’utilise tel quel. Cependant, il coûte très
cher. Les petits formats sont commodes en pique-nique et en visite.
Lisez bien t’étiquette afin d’acheter le bon
produit. Vérifiez la date de péremption : il ne
faut pas utiliser le lait si la date indiquée sur la boîte
est échue. Rapportez au magasin toute boîte bosselée,
bombée ou anormale.
- Laquelle choisir ?
Si vous avez décidé de ne pas allaiter ou si vous
sevrez votre enfant avant l’âge de 9 mois, vous devriez
choisir une préparation lactée régulière
à base de lait de vache et enrichie de fer.
Chez l’enfant né à terme et nourri avec une
préparation lactée, tes réserves de fer présentes
à ta naissance s’épuisent vers l’âge
de 4 mois. Pour prévenir l’anémie, on recommande
les préparations enrichies de fer dès la naissance.
Elles sont habituellement aussi bien tolérées que
les autres.
Il existe une préparation lactée faite de protéine~
partiellement hydrolysées qui semble réduire le
risque d’allergies pour les nouveau-nés de familles
sensibles aux allergies.
| Attention
• Les préparations dites « de transition
»ne conviennent pas aux bébés de moins
de 6 mois. Elles contiennent plus de calcium que les préparations
courantes, mais moins que le lait de vache. Elles peuvent
servir à faire la transition entre ces deux sortes
de lait, mais ne sont pas nécessaires. |
|
- Préparations spéciales
Si votre bébé semble mal tolérer son lait,
discutez-en avec un professionnel de la santé. Il pourra
recommander une autre préparation susceptible de mieux
lui convenir.
Le médecin pourra aussi vous prescrire une préparation
spéciale ou thérapeutique. Il en existe plusieurs
sortes : sans lactose, hypoallergène, etc. Toujours enrichies
de fer, ces préparations sont destinées aux bébés
présentant des problèmes particuliers.
Les préparations à base de protéines de
soya conviennent aux bébés de familles végétaliennes,
qui pratiquent un végétarisme excluant la consommation
de produits laitiers.
Les régimes d’assurance médicaments remboursent
le coût de certaines de ces préparations lorsqu’elles
sont achetées sur ordonnance.
Lisez bien t’étiquette afin d’acheter le bon
produit. Vérifiez la date de péremption :i1 ne faut
pas utiliser le lait si la date indiquée sur la boîte
est échue. Rapportez au magasin toute boîte bosselée,
bombée ou anormale.
Laquelle choisir ?
Si vous avez décidé de ne pas allaiter ou si vous
sevrez votre enfant avant l’âge de 9 mois, vous devriez
choisir une préparation lactée régulière
à base de lait de vache et enrichie de fer.
Chez l’enfant né à terme et nourri avec une
préparation lactée, tes réserves de fer présentes
à ta naissance s’épuisent vers l’âge
de 4 mois. Pour prévenir l’anémie, on recommande
les préparations enrichies de fer dès la naissance.
Elles sont habituellement aussi bien tolérées que
les autres.
Lait de vache
Le lait de vache ne convient pas au nourrisson.
Ses éléments nutritifs sont parfaitement adaptés
aux besoins du veau, pas à ceux du bébé humain.
En tout cas, pas avant l’âge de 9 mois...
Le lait de vache contient 3 fois trop de protéines et
de sels minéraux, ce qui entraîne une surcharge du
rein chez le bébé. Il fournit 2 fois moins de lactose
que le lait maternel et 3 fois moins d’acide linoléique,
un acide gras nécessaire au développement du système
nerveux et du cerveau. Il manque de vitamines A, B1, B6,C, D et
E, de cuivre, de manganèse et de fer. Il prive l’enfant
d’éléments protéiques importants (taurine,
cystéine, alpha-lactalbumine) et, bien entendu, de la protection
immunitaire que lui assure le lait maternel.
Donné à un enfant de moins de 9 mois, il est fréquemment
la cause d’anémie, en raison de la faible quantité
de fer qu’il contient et des pertes sanguines qu’il
occasionne dans l’intestin.
Vous pouvez commencer à servir du lait de vache à
votre enfant vers l’âge de 9 ou 12 mois (voir Lait
de vache, à 9 ou 12 mois, page 273). Cependant, ne dépassez
pas 900 ml (30 oz) par jour.
Lait cru : à proscrire
La pasteurisation du lait animal est essentielle. Au Canada,
la vente au détail du lait non pasteurisé est d’ailleurs
interdite. Plusieurs maladies ont été transmises
par le lait cru poliomyélite, typhoïde, encéphalite,
tuberculose, diarrhée, salmonellose, brucellose, etc. Donc,
même si le troupeau est en parfaite santé, résistez
à l’envie de donner du lait cru à vos enfants.
Le lait pasteurisé vendu dans les épiceries est
aussi nutritif et ne présente pas de risques!
La pasteurisation industrielle consiste à chauffer le
lait très rapidement à de très hautes températures,
puis à le refroidir tout aussi rapidement. Le procédé
ne prend que quelques secondes. Les micro-organismes dangereux
sont détruits sans que la valeur nutritive ne soit diminuée.
La pasteurisation maison est déconseillée. Trop
lente et moins efficace, elle entraîne d’importantes
pertes des vitamines naturelles du lait (A, B1, B2, B6, B12, C,
D et acide folique).
Lait de chèvre
Pour le nourrisson, le lait de chèvre présente les
mêmes inconvénients que le lait de vache. De surcroît,
il est pauvre en acide folique et en vitamine D.
Vous trouverez en épicerie du lait de chèvre enrichi
d’acide folique et de vitamine D. Dans ce cas, vous pouvez
commencer à en donner à votre enfant à partir
de l’âge de 9 à 12 mois, comme s’il s’agissait
de lait de vache.
Prenez-le entier, à 3,25 % de M.G., pasteurisé.
Vous pouvez l’acheter évaporé, en conserve,
mais il vous faudra le diluer avec une égale quantité
d’eau.
Certains recommandent le lait de chèvre dans le but de
prévenir ou de traiter l’allergie aux protéines
du lait de vache. Malheureusement, il provoque souvent des réactions
d’intolérance. Parmi les enfants allergiques au lait
de vache, 80% le seraient aussi au lait de chèvre.
Source : Doré, Nicole; Le Hénaff,
Danielle. (Mieux vivre avec notre enfant de la naissance
à deux ans : Guide pratique pour les mères
et les pères). Québec, Institut national de
santé publique du Québec, 2007.
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