Menu de : Les façons
de communiquer avec votre enfant.
À la naissance, le cerveau du nouveau-né contient
toutes les cellules nerveuses qui lui permettront d’atteindre
rapidement sa maturité. Mais celles-ci ne sont pas complètement
développées.
Le développement de l’enfant est favorisé
par une alimentation adéquate et des échanges fréquents
avec ses parents et son entourage. L’enfant s’épanouira
mieux dans un climat de confiance et de sécurité.
Pour «mieux vivre avec votre enfant», il faut le
comprendre. Pour le comprendre, il faut l’observer. Et l’admirer
le plus souvent possible...
Dès la naissance, l’enfant s’exprime de différentes
façons. Il grogne, gazouille, gigote, tète intensément,
etc. Entre votre bébé et vous, la communication
s’installera tout naturellement si vous lui prêtez
attention. Parlez-lui. Dites-lui ce que vous faites lorsque vous
prenez soin de lui ! Cela contribuera au développement
de son langage tout en le sécurisant. Ainsi, en entendant
vos paroles douces, il saura qu’il peut compter sur vous.
Pendant ses deux premières années, l’enfant
apprend à parler en répétant les sons et
les mots; à mesure que son cerveau évolue, il emmagasine
ce qu’il entend dans son entourage.
En attendant la parole, les pleurs restent le meilleur moyen
de communiquer ! Tous les bébés pleurent. Certains
le font plus que d’autres; c’est une question de caractère.
L’intensité des pleurs varie selon le besoin exprimé.
Même si ce n’est pas évident au début,
vous apprendrez rapidement à reconnaître les différents
cris de votre enfant et à comprendre ce qu’ils veulent
dire :
• J’ai faim !
• Je suis fatigué !
• Ma couche est souillée !
• J’ai trop chaud, trop froid !
• J’ai besoin de faire un rot, de sucer !
• J’ai des gaz !
• Je m’ennuie !
• J’ai besoin d’affection !
• Ou tout simplement : la journée est dure !
Parfois, vous ne trouverez pas la raison de ses pleurs. Malgré
tout, tentez de le réconforter. C’est la chaleur
et la rapidité de votre réponse qui lui font retrouver
son bien-être. Grâce à cela, il se sent en
confiance avec vous.
N’hésitez pas à répondre avec empressement
aux pleurs d’un bébé. Répondre rapidement
à ses cris ne gâte pas l’enfant. Rappelez-vous
que lorsqu’il pleure, il vous communique à sa manière
des états d’âme aussi importants que ceux d’un
adulte.
Parlez-lui, touchez-le, prenez-le dans vos bras. Vérifiez
d’abord s’il a bien mangé, s’il est au
chaud et au sec et s’il n’est pas malade. Au besoin,
prenez sa température.
À partir de l’âge de 6 mois, certains bébés
pleurent parfois à se pâmer et à en devenir
bleus : c’est le «spasme du sanglot». L’épisode
dure moins d’une minute. L’enfant hurle jusqu’au
moment où il cesse de respirer pendant quelques secondes.
Il devient alors pâle ou bleu, il ne se tient plus et peut
tomber. Ne vous effrayez pas : il reprendra vite son souffle de
lui-même. Restez calme, ne le quittez pas. Lorsque son attitude
redevient normale, rassurez-le. Consultez le médecin si
cela se produit avant l’âge de 4 mois ou si le spasme
dure plus d’une minute.
Votre enfant pleure fort. Jusqu’à 3 heures de suite,
surtout en fin de journée. Son visage est rouge, ses poings
Sont fermés et ses cuisses repliées sur son ventre
tendu. Il peut avoir des gaz. Il est très difficile à
consoler. Il a sans doute des coliques. Près de la moitié
des bébés en souffrent, certains plus que d’autres.
On appelle coliques des pleurs excessifs chez un bébé
en bonne santé. On connaît mal ce qui les cause.
Elles font partie du processus d’adaptation de l’enfant
à son nouvel environnement et sont liées à
sa sensibilité digestive et nerveuse. Elles apparaissent
vers l’âge de 2 à 3 semaines et disparaissent
souvent vers le 3e ou le 4e mois.
La période la plus difficile se situe autour de la 6e
semaine.
Même si le bébé semble souffrir beaucoup,
il n’est pas en danger. La plupart des enfants ayant des
coliques s’alimentent bien et grandissent comme il faut.
Que faire ?
Assurez-vous que votre bébé n’a pas faim
ni froid ni chaud. Qu’il n’a pas besoin de faire changer
sa couche ou de faire un rot. Qu il ne fait pas de fièvre.
Qu il boit la bonne quantité de lait : ni trop ni pas assez.
Essayez de le consoler.
Pour le consoler
• Parlez-lui doucement, mettez une musique douce, touchez-le.
Blottissez-le contre votre ventre, peau à peau, à
la chaleur.
• Beaucoup de bébés se calment en suçant
leur poing ou une sucette. Si vous allaitez, donnez-lui le sein
: il peut aussi bien consoler que nourrir.
• Mettez-le en mouvement, promenez-le, bercez-le. Une promenade
en poussette ou en auto est souvent efficace. Pensez au sac ventral.
• Donner lui un bain. Certains bébés adorent
l’eau.
Il reste inconsolable
Faites-vous aider. Dans ces moments de fatigue et d’exaspération,
il est bon de pouvoir compter sur une personne de confiance, conjoint
ou autre, qui peut prendre la relève. Faites-vous remplacer
et sortez pour vous reposer des pleurs de votre petit. Lorsque
vous reviendrez, vous pourrez lui transmettre votre calme.
Vous êtes au bord de la crise de nerfs, mais vous ne trouvez
personne pour prendre la relève ? Mettez votre enfant dans
un endroit sécuritaire, comme son lit, fermez la porte
et éloignez-vous de la pièce quelques instants.
Vous avez besoin d’une pause. Cherchez de l’aide immédiatement
: gardienne, parent, médecin, CLSC, centre d’action
bénévole ou La ligne parents. Ne secouez jamais
un jeune enfant vous pourriez lui causer des lésions permanentes
au cerveau ou même le faire mourir.
Les coliques peuvent aussi être un signe d’allergie
ou d’intolérance alimentaire.
| Attention
• Les médicaments contre les coliques ne sont
généralement pas recommandés. |
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Chez l’enfant, le toucher répond à un besoin
physiologique aussi essentiel que le boire et le manger. Le toucher
est aussi une forme de communication que le nouveau-né
apprécie. Votre façon de le bercer, blotti contre
votre poitrine ou sur votre épaule, le réconforte.
Vos caresses ont un effet apaisant et peuvent calmer ses pleurs.
Vos baisers favorisent son éveil à la vie. En le
touchant, vous lui communiquez votre amour.
Si vous aimez faire des massages, le bébé sera
ravi ! Le massage pour tout-petit est simple à accomplir
et souvent très apprécié. Masser très
délicatement votre bébé le détend,
aide son organisme à bien fonctionner et favorise le développement.
De plus, vous apprendrez ainsi à mieux le connaître.
Pour réussir un massage, respectez ces consignes
de base :
• choisissez un moment où votre bébé
est éveillé et réceptif, de préférence
entre les boires;
• assurez-vous que la pièce soit chaude et confortable;
• installez-vous sur le sol de préférence;
• employez un toucher doux mais ferme, avec une main pleine,
pour ne pas le chatouiller ;
• si vous utilisez de l’huile, faites-en l’essai
sur une petite partie du corps du bébé pour vous
assurer qu’il n’a pas d’allergie. Réchauffez-la
dans vos mains avant de l’appliquer;
• conservez une attitude détendue et soyez attentifs
aux préférences de l’enfant.
Commencez le massage par les tempes ou la plante des pieds, toujours
de la même façon.
Répétez les gestes qui semblent lui faire du bien
et... suivez votre intuition. Si vous désirez vous informer
davantage, allez à la bibliothèque; il existe de
bons livres sur le massage pour bébé.
Le nouveau-né possède déjà les sens
du goût et de l’odorat. Très tôt, il
sait reconnaître sa mère à son odeur. La senteur
du lait le pousse vers le mamelon pour combler sa faim ; la succion
lui procure une sensation d’intense bien-être.
La saveur du lait peut varier selon l’alimentation de la
mère. Des études préconisent d’exposer
l’enfant à une variété de saveurs pour
bien développer son goût.
L’enfant voit dès la naissance. Lorsqu’il
est dans vos bras, il distingue clairement votre visage situé
à 30cm (12 po) de ses yeux. Il regarde plus longtemps le
visage humain qui reste à cette distance.
Le nouveau-né peut fixer un visage pendant environ 5 minutes
à chaque période d’éveil. Le changement
de couche et la tétée sont d’excellentes occasions
de communiquer avec lui. Tous les bébés ne regardent
pas avec la même insistance, mais la vue reste un moyen
privilégié de communication.
À 1 mois, l’enfant peut suivre son père ou
sa mère des yeux. Il cherche la lumière et dirige
son regard vers elle. Si la lumière est trop forte, il
se protège de l’éblouissement en fermant les
yeux. Il est donc parfois plus attentif dans une demi-pénombre.
Comme le bébé ne maîtrise pas les muscles
de ses yeux avant l’âge de 6 mois, il peut loucher
occasionnellement. La loucherie disparaît souvent d’elle-même.
Si elle persiste après 6 mois, consultez un médecin.
Votre bébé entend dès la naissance... et
même avant, Il est particulièrement sensible au son
de la voix, peut-être parce qu’il l’a entendue
souvent dans le ventre de sa mère. Il peut tourner la tête
du côté d’où elle provient. Les sons
qui lui sont familiers le rassurent. En l’appelant d’une
voix douce, vous le calmerez souvent. D’autre part, un bruit
fort le fera sursauter et l’inquiétera. Vous pouvez
en faire l’expérience, cela vous permettra de vérifier
si votre enfant entend bien. En cas de doute, parlez-en à
votre médecin.
Il est possible que le pavillon de l’oreille paraisse décollé.
Rien ne peut être fait à cet âge. Parlez-en
à votre médecin avant la rentrée scolaire.
Source : Doré, Nicole; Le Hénaff,
Danielle. (Mieux vivre avec notre enfant de la naissance
à deux ans : Guide pratique pour les mères
et les pères). Québec, Institut national de
santé publique du Québec, 2007.
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