Menu de : Le développement
de bébé et de nos enfants.
Le développement d’un enfant est un processus continu
et... merveilleux. Pour croître harmonieusement, votre enfant
a besoin d’amour, de tendresse et de jeu, tout autant que
de nourriture, de soins, de sommeil et de sécurité.
En veillant à combler tous ces besoins essentiels pour votre
petit, vous découvrirez peu à peu la magie de l’enfance.
Votre enfant demande à être :
• accepté tel qu’il est -
votre amour l’aidera à construire la base de sa personnalité;
• soutenu - vos encouragements l’aideront
à devenir plus habile et confiant;
• stimulé - un environnement enrichissant
lui permettra de vivre des expériences diverses avec les
objets et les personnes qui l’entourent;
• guidé dans ses expériences
- des limites adéquates, constantes et claires le prépareront
à vivre en société.
Vous, papa et maman, avez tout ce qu’il faut pour établir
avec votre enfant des liens d’attachement solides qui vous
guideront dans cette belle aventure qui vient tout juste de commencer.
Caractéristique propre à l’humain, l’attachement
est le lien qui se tisse entre le nourrisson et les adultes —
le plus souvent les parents — qui en prennent soin. Ce lien
va durer toute la vie.
La majorité des parents, quels que soient leur âge,
leur degré d’instruction ou leur culture, sont sensibles
à l’apparence fragile d’un jeune bébé.
Ils éprouvent alors un désir de protection qui les
incite à répondre rapidement aux pleurs du nourrisson
pour le consoler et lui prodiguer les soins multiples dont il
a besoin.
De son côté, l’enfant manifeste son attachement
à ses parents en recherchant leur présence. Jusqu’à
l’âge de 3 ans environ, toute séparation prolongée
— ou même brève —, toute distance physique
ou psychologique peut susciter chez lui des réactions d’inconfort
et de souffrance plus ou moins intenses.
De solides liens d’attachement procurent à l’enfant
des sentiments de confiance, de sécurité et de bien-être
qui lui permettront d’acquérir une personnalité
plus affirmée et autonome. Ces qualités favoriseront
ses rapports aux autres.
| Attention
• Une alimentation équilibrée favorise
la croissance du cerveau, qui se poursuit de façon
accélérée jusqu’à l’âge
de 3 ans et davantage.
• Un milieu serein et un sommeil régulier feront
de votre bébé un être détendu,
heureux et mieux préparé à faire face
à la vie. |
|
Elles lui permettront plus tard de devenir à son tour
un parent attentif et aimant à l’égard de
ses propres enfants.
Dès sa naissance, un bébé a sa personnalité
propre. À partir du 4e mois, on discerne plus facilement
son tempérament. Facile ? Sensible ? Prudent ? Chaque nouveau-né
a sa façon d’être.
Certains bébés sont dits « faciles ».
Ces nouveau-nés dorment paisiblement. Ils se réveillent
et ont faim selon un horaire régulier. Ils sont généralement
d’humeur agréable et modérément actifs.
Ils s’adaptent bien aux nouveautés et il est relativement
facile de répondre à leurs besoins.
D’autres bébés sont « plus sensibles
». Leur horaire n’est pas régulier, leurs demandes
varient d’une journée à l’autre. Ils
s’adaptent moins facilement aux nouveautés et pleurent
parfois intensément. Ils peuvent être irritables
et avoir des coliques. Ce type d’enfant a besoin d’une
grande régularité dans les horaires proposés,
de souplesse mais aussi de limites.
Quelques bébés Sont « plus prudents».
ils s’excitent moins, bougent moins et prennent le temps
d’observer avant d’agir. Ils résistent un peu
aux changements. Un enfant ayant ce tempérament semble
plus autonome, mais ne l’oubliez pas dans un coin, il a
besoin de vous ! Respectez son rythme en le stimulant. Même
s’il réfléchit et prend son temps, il comprend
autant qu’un bébé plus actif et plus rapide.
Votre bébé peut être de tempérament
« mixte ». Vous retrouverez en lui des éléments
des 3 catégories. À vous de le découvrir
! Chose certaine, c’est un être complexe qui ne se
laisse pas étiqueter. II a des besoins spécifiques
et possiblement différents de ceux des autres enfants du
même âge. Sa personnalité est unique et vous
devrez apprendre à la connaître pour bien jouer votre
rôle de parents.
L’enfant a besoin de contacts fréquents et appropriés
avec son entourage, particulièrement avec ses parents.
Dès sa naissance, il a tout ce qu’il faut pour interagir
: la vue, l’ouïe, le toucher. au fur et à mesure
qu’il grandit, ses capacités s’améliorent.
Par les soins et le jeu, propices à l’interaction,
vous pouvez stimuler le développement des capacités
de votre enfant. Dans les moments d’interaction s’établit
un échange harmonieux –l’accordage —
qui lui permet de se familiariser avec vous et d’apprendre
à anticiper. À partir de 6 mois, il trouve en vous
l’intermédiaire qui le met en contact avec les objets
et l’environnement. En un mot, vous lui présentez
le monde.
Votre bébé comprend le langage plusieurs mois avant
de savoir s’exprimer. Parlez-lui, mettez des mots sur ce
que vous faites, sur vos gestes :
« Regarde, maman va te faire manger » ou «
Papa te donne ton bain », etc. N’ayez pas peur de
répéter, il enregistre.
Le jeu est une activité essentielle au développement
de votre enfant. C’est en jouant qu’il exprime sa
joie d’être vivant, qu’il découvre son
corps, sa famille et sa maison.
Le jeu constitue en fait sa toute première école.
Pendant les deux premières années de sa vie, il
y fera ses plus grandes conquêtes. Il va apprendre :
• à ramper, marcher, grimper, courir et danser (motricité
globale);
• à utiliser ses mains et ses doigts pour tenir les
objets et les manipuler, à coordonner son œil et sa
main (motricité fine);
• à comprendre le langage et à parler;
• à développer son intelligence;
• à connaître le monde autour de lui et la
place qu’il peut y prendre;
• à être fier de ses réussites et à
avoir confiance en lui.
Tous les enfants aiment le jeu pour 2 bonnes raisons : il est
à la fois amusant et instructif. Jouer signifie découvrir
le monde, exercer ses compétences toutes neuves et apprendre
à analyser l’environnement.
Choisissez des jouets qui répondent aux besoins de votre
enfant et qui ne présentent aucun danger pour lui. Il
est important de lui donner des jouets stimulants (ex. : un chien
à roulettes qu’il doit tirer ou pousser est préférable
au chiot à piles qu’il regardera fonctionner) et
de prendre le temps de jouer avec lui. Aidez-le à découvrir
ses nouveaux joujoux. L’expérience partagée
avec papa et maman vaudra toujours mieux que le jouet le plus
sophistiqué, surtout s’il est oublié dans
le fond du placard.
D’ailleurs, les meilleurs jouets ne sont pas les plus coûteux.
Plusieurs objets de la maison peuvent amuser le tout-petit : des
casseroles, des ustensiles de plastique, des bols et, bien sûr,
les indispensables boîtes de carton (attention aux broches
!) qui deviendront maison, tunnel, voiture, chapeau, etc.
Papa et maman, plutôt que de surcharger le coffre à
jouets, retrouvez votre coeur d’enfant. De bons échanges
avec votre petit stimuleront son développement et... le
vôtre. En vous réservant des périodes de jeu
avec lui, en le cajolant, vous découvrirez le plaisir d’être
ensemble.
- Truc
Après des jeux très dynamiques ou avant le sommeil,
optez pour une activité calme lire une histoire, bercer
l’ourson pour l’endormir, fredonner une chanson douce.
Dès la naissance s’amorce la communication, l’un
des éléments clés du développement
de l’enfant. Peu à peu, apparaît le langage
qui permettra à ’enfant de s’exprimer et d’entrer
en relation avec son entourage.
L’apprentissage du langage devient souvent source d’inquiétude
pour les parents. Avant de vous faire du souci, rappelez-vous
que les enfants n’évoluent pas tous au même
rythme. Certains tardent à parler, d’autres y arrivent
très tôt. Les tempéraments diffèrent
aussi : certains sont plus silencieux, d’autres volubiles.
Nous tenterons ici de répondre aux questions que les parents
se posent le plus fréquemment sur le langage.
- Comment parler à mon enfant ?
Utilisez des mots simples et des phrases courtes, parlez lentement
et répétez souvent. Votre enfant produira sûrement
des mots comme « lolo » pour eau, «wouf-wouf»
pour chien ou «toto» pour auto. Offrez-lui alors un
bon modèle. Lorsqu’il vous parle de la « toto
», répondez « Ah ! oui, c’est une auto
». Au fur et à mesure qu’il grandira, vous
vous adapterez tout naturellement à son niveau.
- Il ne parle pas, que faire ?
Il est important de ne pas mettre de pression sur lui. Usez de
stratégie pour l’amener à s’exprimer.
• Créez des situations rigolotes pour susciter son
intérêt. Par exemple, essayez de mettre ses bottes
dans vos grands pieds ou faites semblant de vous endormir lorsque
vous jouez avec lui.
• N’allez pas au-devant de ses besoins. Faites semblant
d’oublier sa cuillère, il devra donc tenter de s’exprimer
pour vous la demander. Posez-lui des questions ouvertes : «
Qu’est-ce que tu veux manger ? ».
• Proposez-lui des choix : « Veux-tu une pomme ou
une orange?».
• Dites le début des mots seulement : « Tu
veux le ba... (ballon)».
• Encouragez tous les efforts qu’il fera pour produire
de nouveaux mots, récompensez-le.
- Je ne le comprends pas, que faire ?
Sans le blâmer, signaler lui que vous n’avez pas compris
: « Excuse-moi, je ne t’écoutais pas bien».
Encouragez toutes ses initiatives pour communiquer même
si vous n’arrivez pas à le comprendre. Si vous avez
compris quelques mots, tentez de deviner ce qu’il veut vous
dire en formulant une hypothèse « Il est arrivé
quelque chose à ton camion ? ». Si vous n’avez
aucune idée, demandez-lui de vous montrer ce dont il parle.
- Sa prononciation est incorrecte, que faire ?
Plus difficiles à maîtriser que d’autres,
certains sons apparaîtront plus tard dans le langage de
votre enfant. Par exemple, les « s », « z»,
« ch », « j » et « r » peuvent
parfois être déformés jusqu’à
5 ou 6 ans. Pour l’aider à maîtriser les sons,
redites les mots adéquatement en mettant l’accent
sur le son mal produit. N’exigez pas qu’il le répète.
Veillez à garder la communication agréable en évitant
de le reprendre constamment. Intéressez-vous à ce
qu’il dit et non à comment il le dit.
- Quand consulter un professionnel ?
N’oubliez pas que pour parler, votre enfant doit d’abord
bien entendre. Si vous vous inquiétez à propos de
son audition, parlez-en à votre médecin qui pourra
le référer pour un audiogramme.
Nous vous invitons à consulter un professionnel de la
santé dans l’un ou l’autre des cas suivants.
Vers 6 mois - Il ne réagit pas à
votre voix ou aux bruits sonores environnants; il gazouille peu.
Vers 12 mois - Il arrête de produire des
sons et ne fait aucun geste quand il veut communiquer; il ne réagit
pas à des mots familiers (son nom, celui des personnes
significatives, de ses toutous et jouets préférés).
Vers 18 mois - Il n’utilise aucun mot;
il ne comprend pas les consignes familières ou simples.
Vers 24 mois - il ne combine pas deux mots et
s’exprime majoritairement par des gestes.
Après 3 ans - Il est incompréhensible
pour des personnes étrangères; il ne fait pas de
phrases; il ne prend pas d’initiative pour communiquer;
il ne comprend pas ce qu’on dit avec des phrases simples.
- Faut-il voir l’orthophoniste ?
Le langage est essentiel au développement de l’enfant
et à la communication. Lorsqu’il arrivera à
l’école, votre petit devra pouvoir s’exprimer
et se faire comprendre. Si vous soupçonnez un retard ou
si vous notez des difficultés particulières, faites-le
voir par un orthophoniste.
Chaque parent à son style éducatif qu’il
a probablement hérité de ses propres parents et
peut adapter à son époque. Certains sont portés
à être permissifs alors que d’autres sont plus
stricts. Peu importe votre approche, le plus important est de
vous respecter comme personne et de respecter votre enfant en
tenant compte de ses besoins, de son tempérament et de
son âge.
Toutefois, tout comme il a besoin de soins qui l’aideront
à se développer tant sur le plan physique, qu’émotionnel,
votre tout-petit a besoin d’encadrement et de disciplines.
- Des règles claires
Aimer un enfant, c’est aussi lui imposer certaines limites.
Ces dernières sont nécessaires pour l’empêcher
de se faire mal aussi bien que pour lui apprendre à respecter
les personnes et l’environnement. Votre enfant a donc besoin
de règles, mais puisqu’il ne les connaît pas
encore, vous devrez les lui enseigner.
C’est généralement à partir du moment
où l’enfant parvient à se déplacer
facilement, c’est-à-dire vers le 9e mois, qu’on
commence à intervenir. Dès cet âge, votre
petit est en mesure de faire l’apprentissage de règles
simples. Vous pouvez donc lui apprendre à respecter un
interdit.
- Apprendre à dire NON
Supposons que votre enfant veuille toucher la porte du four et
que vous venez de le lui interdire. Vous dites NON fermement.
Vous pouvez ensuite l’éloigner et lui offrir un
jouet pour le distraire. S’il se met à jouer, félicitez-le.
S’il pleure, répétez le NON doucement, en
prenant soin de le rassurer. Il revient vers l’endroit interdit
? Répétez la démarche.
- Importance du lien affectif
La solidité du lien affectif que vous aurez établi
avec votre enfant dès les premiers mois de sa vie vous
facilitera beaucoup la tâche lorsque viendra le temps de
lui imposer des limites. Celui qui se sent aimé, compris
et respecté se laissera beaucoup plus facilement guider
que celui qui se sent peu apprécié.
- Nécessité de la discipline
La discipline sert d’abord à assurer la sécurité
physique et émotionnelle du tout-petit. Elle a également
pour objectif de faciliter la vie en société, maintenant
et plus tard. Pour qu’elle soit efficace, les parents doivent
déterminer ensemble ce qui sera permis. Ainsi, ils pourront
donner des règles claires à leur enfant sans se
contredire.
Sécurité physique — Il s’agit
de prévenir chez l’enfant des comportements susceptibles
de lui causer des blessures. Vous l’empêcherez, par
exemple, de grimper sur un objet instable. Pour éviter
la multiplication lassante des interdits, aménagez la maison
de façon sécuritaire.
Sécurité émotionnelle —
Parce qu’il aime beaucoup que les choses se répètent
à peu près dans le même ordre, ce qui lui
permet d’anticiper et de se situer par rapport aux événements,
l’enfant a besoin de routine. Il se sentira rassuré
si les repas, le coucher ou le départ pour la garderie
obéissent à un ordre prévisible.
Hygiène et civisme — De la même
manière que vous apprenez à votre tout-petit à
manger avec une cuillère, à déposer des objets
dans un bac ou à aller sur le pot, vous lui enseignerez
quelques règles de vie élémentaires qui favoriseront
plus tard son intégration sociale :
• laver ses mains avant les repas;
• brosser ses dents avant le dodo;
• dire s’il vous plaît et merci
• ne pas parler en même temps que quelqu’un;
• attendre son tour;
• etc.
- Pour faciliter la discipline
• À l’heure du repas, vous aurez plus de facilité
à assurer la discipline si vous assoyez toujours votre
enfant dans sa chaise haute.
• L’heure du coucher sera moins pénible si
vous instaurez tôt dans la vie de l’enfant une routine
du dodo et que vous en respectez l’horaire.
• Enseignez à votre enfant une seule règle
à la fois, en commençant par les plus importantes.
Vous pourrez introduire une nouvelle règle SEULEMENT lorsque
la précédente sera bien intégrée dans
la vie de tous les Jours : le tout-petit ne peut retenir que quelques
consignes à la fois. Il faut tenir compte de son âge
et de sa capacité de comprendre ce que vous lui demandez,
et même de s’en souvenir.
• À partir de 18 mois ou 2 ans, vous pouvez prendre
le temps d’expliquer le « pourquoi » d’une
règle à votre enfant. Si vous lui donnez l’explication
dans un langage simple, clair et imagé, c’est-à-dire
en lui montrant exactement ce que vous attendez de lui, il aura
ainsi plus de facilité à comprendre, à accepter
et même à adopter la dite règle.
• Les jeux peuvent devenir des outils très utiles
pour inculquer à l’enfant certains éléments
de discipline. Par exemple, le tout-petit aime beaucoup se trouver
en présence de ses parents et imiter ce qu’ils font.
Jouer à faire comme les grands peut être une façon
de lui enseigner à ramasser ses jouets ou ses vêtements.
- Comment réagir à l’indiscipline
Si l’enfant refuse de respecter une règle que vous
avez pris soin de lui expliquer, il vous faudra faire preuve de
fermeté. Cette fermeté se perçoit sur votre
visage et dans le ton de votre voix. Ne frappez jamais votre petit,
car il apprendra la peur, l’irrespect et l’agressivité,
et il frappera à son tour pour obtenir ce qu’il désire;
c’est le modèle qu’il aura appris. Il existe
des moyens plus efficaces pour contrer le refus d’un enfant.
La chaise en retrait -- La plupart des garderies
utilisent cette méthode qui pourra vous être très
utile. Il s’agit de disposer une petite chaise dans un endroit
tranquille un peu en retrait des jeux et de l’activité
de la maison. Lorsque votre enfant refuse de respecter une demande
ou une consigne, vous le prenez par la main et l’accompagnez
vers cette chaise pour une courte
période : 2 ou 3 minutes suffisent, car si le retrait est
trop long, il oubliera pourquoi il est assis. Au début,
votre enfant ne restera peut-être pas en place. Sans dire
un mot, vous le ramènerez vers la chaise pour l’y
asseoir de nouveau et ce, autant de fois qu’il se lèvera
sans votre consentement. Si votre enfant est très déterminé,
vous devrez l’être tout autant. Vous devez lui enseigner
les règles que vous estimez importantes ; il doit apprendre
à les respecter. Vous êtes le parent, n’est-ce
pas ? Après la période de retrait, expliquez-lui
à nouveau la consigne et remerciez-le pour sa compréhension.
Agir avec fermeté -- Certains enfants
ont besoin d’être plus encadrés que d’autres.
En tant que parents, vous êtes les mieux placés pour
juger des besoins et des particularités de votre tout-petit.
Lorsque la règle imposée est nécessaire,
voire essentielle au bien-être de l’enfant, comme
l’heure du coucher, n’hésitez pas à
maintenir vos exigences. Soyez persévérants. Évitez
toutefois de répéter sans cesse une consigne sans
vous soucier de la faire respecter, car votre enfant en déduira
qu’il n’est pas nécessaire d’obéir.
Une bonne discipline, c’est de consacrer plus de temps et
d’énergie à encourager plutôt qu’à
réprimander. Travailler à orienter les comportements
de l’enfant vers ce qui est bien et acceptable donne de
meilleurs résultats que de lui reprocher constamment ce
qu’il fait de mal. Un enfant que l’on bombarde d’instructions
ou que l’on réprimande trop souvent risque de devenir
très agité ou de se décourager.
N’hésitez pas à reconnaître les bons
coups de votre enfant et à le féliciter. Tout en
le renseignant sur vos attentes à son égard, vos
encouragements auront pour effet de le rassurer sur ses capacités
et ses compétences. C’est à travers les expériences
qu’il vit au jour le jour que l’enfant se bâtit
une estime de soi, qu’il se fait une idée positive
de sa valeur personnelle. Les joies et les réussites, tout
autant que les difficultés et les frustrations, vont lui
apprendre la vie.
Le défi pour les parents est de trouver un équilibre
dans leur rapport disciplinaire avec l’enfant. Il est aussi
important de stimuler les comportements souhaitables que de corriger
les conduites répréhensibles.
La période du non
Pendant cette fameuse période du « non »,
qui se situe entre 18 mois et 3 ans, l’enfant éprouve
le besoin impérieux de s’opposer à toute demande.
Il vit, en fait, sa première crise d’affirmation
de soi. Il s’agit pour lui de tester ses acquis, mais aussi
d’apprendre. Progressivement, il comprendra que tout n’est
pas permis, qu’il y a des conséquences aux gestes
que l’on pose, qu’il y a des limites et des règles
à respecter dans la vie en société. C’est
donc un moment crucial pour commencer à faire l’expérience
de la discipline tant pour l’enfant que pour les parents.
Une période éprouvante.
Prenons un exemple bien connu, la crise de larmes à l’épicerie.
Parce que vous lui refusez un bonbon, votre chérubin pique
une colère du diable. Il crie à tue-tête,
pleure, lance des coups de pied. Il va même jusqu’à
vous faire mal ou à se rouler par terre. Evidemment, tout
le monde vous regarde, certains avec de la compassion et d’autres
avec des regards accusateurs.
- Que faire ?
La tactique du hors-jeu — Dans pareil
cas, un bon truc consiste à éloigner l’enfant
de la situation. Vous délaissez votre panier d’épicerie
et vous sortez du magasin. Une fois à l’écart,
loin des spectateurs, vous expliquez à votre enfant calmement,
mais fermement, qu’il n’est pas question de rentrer
tant qu’il n’aura pas compris votre refus. Ce changement
radical de situation devrait le surprendre et porter fruit. Attendez
que le calme revienne avant de retourner à votre panier
d’épicerie.
Cette façon de faire qu’on appelle le « hors-jeu
»consiste essentiellement à retirer l’enfant
d’une situation difficile pendant quelques minutes pour
lui expliquer ce qu’on attend de lui. Elle est préférable
aux punitions qui le laissent souvent dans l’ignorance de
ce qu’on lui reproche ou de ce qu’on attend de lui.
- Des efforts profitables
Les premières confrontations sont exigeantes. Il est donc
important que le couple fasse équipe pour établir
une saine discipline. Les efforts quotidiens qu’il vous
faudra déployer sont en fait un investissement pour les
années à venir. L’amour, le respect, la souplesse,
la patience et la persévérance sont des qualités
nécessaires aux parents qui souhaitent jouer leur rôle
d’éducateur. En éduquant progressivement votre
enfant aux règles de vie en famille et en société,
vous lui permettrez d’acquérir plus tard le sens
de l’autodiscipline.
Pour en savoir plus sur la discipline, vous pouvez consulter
de nombreux ouvrages.
Afin de vous accompagner dans cette grande aventure de la maternité
et de la paternité, voici quelques points de repère
qui vous aideront à suivre le développement de votre
enfant et des idées d’activités pour vous
amuser avec lui.
Il est important de souligner encore une fois que les âges
indiqués ici apparaissent à titre indicatif seulement.
Chaque enfant se développe à son rythme propre et
peut acquérir de nouvelles habiletés un peu plus
tôt ou un peu plus tard que prévu.
- L’âge du bébé prématuré
L’âge du bébé prématuré
devra être corrigé. L’enfant né avant
terme doit récupérer les semaines de maturation
qui lui ont manqué dans le ventre de sa mère. Ce
rattrapage ne se fait pas par magie du fait qu’il soit né.
Il se produira lentement jusque vers l’âge de 5 ans.
Pour toute comparaison avec les courbes de croissance, les étapes
de développement ou avec les autres enfants, vous devrez
recourir à l’âge corrigé, sinon vous
risquez d’être trop exigeants. Nous vous encourageons
à consulter l’Association des parents d’enfants
prématurés.
| Attention
• Pour corriger l’age d’un bébé
né avant terme, il suffit de le calculer à
partir de la date prévue de sa naissance. Par exemple,
si vous aviez accouché le 1er janvier, à 7
mois de grossesse, votre bébé aura 3 mois
d’age réel le 1er avril. Mais comme vous auriez
dû accoucher le 1er mars, il n’aura que 1 mois
selon l’age corrigé, comme s’il était
né à terme. |
|
- De la naissance à 2 mois
Durant les premières semaines, votre bébé
bouge beaucoup. Sa motricité est peu organisée et
ses mouvements ne sont pas volontaires. Ne vous inquiétez
pas, c’est normal. Il est au stade des réflexes.
Il sursaute en réponse à des bruits plus forts ou
à des déplacements rapides ? Ce n’est pas
le signe d’une nervosité excessive comme le pensent
certains parents, mais le réflexe de Moro qui
intervient.
Parfaitement développé, le réflexe
de succion lui permet de s’alimenter ou de se calmer
en portant son poing à la bouche. Un dérivé
de ce réflexe lui fera tourner la tête si vous lui
chatouillez la joue ou le bras ; il lui permettra aussi d’aller
chercher le sein.
Soutenu sous les bras et en position verticale, le nouveau-né
fait quelques pas sur la table d’examen (le médecin
pourra vous le montrer) : réflexe de marche automatique.
Bien entendu, il ne peut pas porter son poids.
Dès la naissance, votre enfant possède des capacités
extraordinaires que vous pouvez remarquer en l’observant.
Ce qui est passionnant, c’est qu’à chaque jour
il s’amuse à faire de nouvelles choses. Il n’est
pas trop petit pour jouer.
Ses sens s’éveillent. Touchez l’intérieur
de sa main, il essaiera de serrer votre doigt. Suspendez un mobile
au-dessus de son lit, il le regardera; bientôt, il suivra
des yeux un objet qui se déplace. Agitez son hochet, il
réagira au bruit. Sa mémoire se développe
aussi. Il reconnaît votre voix, il aime l’entendre.
Il cherche votre visage. Il vous découvre.
- Activités O-2 mois
Décorez le mur - Placez au mur des photos,
des cartes colorées ou un livre d’enfant que votre
bébé pourra regarder pendant que vous changerez
sa couche. Remplacez-les souvent, cela ravivera son intérêt.
Jasez avec lui - Regardez votre enfant lorsqu’il
est dans vos bras;vous apprendrez à mieux vous connaître
l’un et l’autre. Parlez-lui doucement, racontez-lui
une histoire ou chantez-lui une chanson. Imitez les sons qu’il
émet et attendez sa réaction. De cette façon,
vous l’encouragerez à prononcer des sons, vous l’aiderez
à apprendre des rythmes et des intonations, vous lui donnerez
envie de participer à la conversation. Dites souvent son
nom, bientôt il le reconnaîtra. Déplacez-vous
en l’appelant, il bougera sa tête en direction des
bruits qu’il entendra. Ne craignez pas de vous répéter,
c’est essentiel à l’apprentissage du langage.
- De 2 à 3 mois
Votre enfant tient sa tête de mieux en mieux. ll devient
plus actif. À plat ventre, il réussit à se
mettre sur ses avant-bras et à se soulever progressivement,
Il fait bouger ses jambes, explore ses pieds et ses mains, Il
aime qu’on joue avec ses mains, qu’on le fasse pédaler,
qu’on fasse semblant de manger son ventre.
Il saisit un hochet et le porte à sa bouche pour le sucer.
Il ne faut pas s’en étonner, pendant un bon moment,
il va tout mettre dans sa bouche. C’est ça facon
d’apprendre. Vous le verrez jouer avec sa langue, avec sa
salive et faire des bulles.
Il réagit à la voix des personnes familières
et aux jouets sonores et il tente de localiser la source des bruits.
Il ne comprend pas encore les mots, mais il aime que vous chantonniez,
car il reconnaît vote voix et il se sent en sécurité.
Il porte attention à la mélodie et aux gestes. Il
pleure ? Parlez-lui doucement, il se calmera peut-être.
Il peut fixer son attention pour écouter de la musique.
Intéressé par le visage humain, il répond
à un sourire par un sourire. À partir de 3 mois,
il est de plus en plus conscient de la présence d’autres
membres de la famille.
- Activités 2-3 mois
Une visite de la maison - Faites-lui faire une
visite commentée de la maison ; présentez-lui les
objets qui s’y trouvent, nommez-les. Il tentera de les attraper.
De cette façon, il exercera sa coordination oeil-main.
Des chatouilles - Au moment du bain ou pendant
le jeu, vous pouvez lui faire découvrir les textures. Chatouillez-le
avec une brosse à dents, un mouchoir de papier, un ours
en peluche, une débarbouillette sèche, un jouet
de plastique, etc.
- De 4 à 5 mois
Il se tient mieux, car il a plus de force. Il a probablement
doublé son poids de naissance. Couché sur le dos,
il soulève la tête, se met les pieds dans la bouche,
pédale. Si on lui tire les mains, il se lève et
sa tête suit le mouvement; son dos est droit, mais il a
encore besoin d’être appuyé. Couché
sur le ventre, il se tourne sur le dos avec plaisir. Il babille
« pa pa, ga ga, ma ma, ta ta». Il regarde ses mains,
les portes à sa bouche, saisit un objet facilement, le
tient bien, l’échappe, mais ne le cherche pas.
Il aime qu’on suspende à portée de ses mains
des objets assez gros et colorés. Il s’amuse à
les regarder, à les toucher et à les faire tourner.
Il suit un objet des yeux, mais il peut loucher. Sa vision est
très bonne et il distingue les petits détails. Il
reconnaît aussi ses proches. Vous pouviez en profiter pour
vérifier :
• s’il réagit au sourire que vous lui adressez;
• s’il cesse de pleurer lorsque vous lui parlez;
• s’il se retourne lorsque vous prononcez son nom;
• s’il vous suit bien du regard sans loucher constamment.
S’il réagit peu, et que cela vous inquiète,
parlez au médecin.
Maintenant que votre bébé est plus éveillé,
il a besoin de votre compagnie. Il peut pleurer parc qu’il
s’ennuie et souhaite qu’on vienne le faire bouger
et gazouiller. Il peut même interrompre sa tétée
pour regarder son papa et sa maman. Gardez-le dans la pièce
où vous êtes et parlez-lui. Vous pouvez le prendre
aussi souvent que vous en avez envie, même quand il ne pleure
pas.
À cet âge, l’enfant s’intéresse
aux gens qui l’entourent. Il exprime ses besoins par des
cris, des pleurs et des gazouillis. Il communique déjà
!
Il explore sa voix, il essaie des sons, les répète,
cherche à imiter les vôtres. Parlez-lui souvent.
Quand il gazouille, répondez-lui.
- Activités 4-5 mois
À plat ventre — Mettez votre enfant
sur le ventre et déposez devant lui des objets intéressants,
mais sans danger pour lui. Cela l’incitera à tendre
les bras, à les attraper et à les manipuler. Il
apprendra ainsi à coordonner ses mouvements et à
connaître les formes et les textures. N’oubliez pas
de le féliciter pour ses efforts.
Coucou — Plusieurs fois de suite, cachez
votre visage derrière vos mains pour le découvrir
en disant « coucou ». Recommencez le manège
avec son jouet préféré il sera surpris et
content de le voir réapparaître si vite. À
cet âge, les enfants croient que les personnes ou les objets
qu’ils ne voient plus ont vraiment disparu.
- De 6-7 mois
Il commence à se déplacer et devient plus habile;
ses mouvements sont plus rapides. À plat ventre, il se
dresse sur ses mains, les bras tendus. Vous pouvez l’inciter
à avancer en lui présentant un petit ballon ou un
ourson. Il peut saisir des choses plus fines.
Il comprend son nom. Il saisit certains mots familiers («papa»,
« poupée») placés à l’intérieur
de phrases courtes (« Où papa ? », «
Tu veux ta ~On poupée ? »). Il se plaît toujours
à imiter les sons que vous prononcez. Il peut également
exécuter des consignes simples accompagnées de gestes;
si vous lui demandez sa poupée en lui tendant la main,
il pourra vous la donner.
Il commence à manger des aliments solides. Pendant le
repas, il doit rester près de vous, assis et bien attaché
dans sa chaise haute. Il aime jouer leur m avec des bols et des
morceaux de nourriture. Lors des tétées, il tient
le sein à deux mains; parfois même, il se retourne,
sein en bouche, pour suivre les activités tout autour de
lui. Ses dents pointent, il découvrira probablement le
ave le plaisir de mordre.
Il aime les miroirs et les objets à manipuler, à
tourner et à déplacer. Il affectionne les gros cubes
de plastique. Les jeux sonores le fascinent : il frapper des objets
les uns contre les autres ou sur le bord de la table. Il adore
les jouets qu’on presse et qui font du bruit. Il répète
inlassablement les mêmes jeux. Ce n’est pas pour vous
mettre en colère qu’il va jeter des par terre, vous
obligeant à les ramasser. Il apprend à lancer et
à voir tomber : Il expérimente la chute des objets
des expérimente la chute des objets. Il découvre
son corps et le visage de ces parents. Il ressent le besoin de
les toucher, de leur mettre les doigts dans la bouche, le nez,
les yeux; il s’agrippe à leurs vêtements. Les
grimaces le font rire : son humeur devient taquine.
Votre enfant apprend grâce aux activités que vous
faites avec lui. II accumule des connaissances et les met en pratique.
- Activités 6-7 mois
Les parties du corps —Vous pouvez déjà
jouer à identifier les parties de votre visage et du sien
; vous nommerez ensuite les parties du corps.
Miroir, joli miroir — Placez-vous tous
deux devant le miroir, multipliez mimiques et sourires : il apprendra
à se reconnaître et à vous reconnaître.
Faites des bruits avec votre bouche, il essaiera de vous répondre
en les répétant.
Le vaste monde —Amenez-le à l’extérieur
été comme hiver. C’est bon pour la santé,
la vôtre comme la sienne. Faites-lui découvrir le
monde qui l’entoure : les arbres, les oiseaux, les fleurs...
et les autres enfants, au parc ou ailleurs.
- De 8-9 mois
Il rampe de plus en plus vite et essaie de se hisser sur ses
jambes en s’appuyant sur un meuble ou en s’aggripant
aux vêtements de ses parents. Laissez-le bouger. Il en a
besoin pour connaître son environnement. Les mouvements
des yeux et des mains sont mieux coordonnés. À table,
il boit seul, Il ramasse des miettes ou de minuscules objets —
qu’il arrive à tenir entre le pouce et l’index.
Il peut devenir inquiet, Il accepte mal d’être séparé
de la personne qui s’occupe principalement de lui, il pleure
lorsqu’elle s’en va. Jouez à « coucou
» : il comprendra que vous ne disparaissez pas pour toujours
lorsque vous le quittez, il apprendra à garder intérieurement
votre image.
Évitez de changer de gardien ou gardienne et de le laisser
chez des gens qu’il ne connaît pas. Dans la mesure
du possible, planifiez votre retour au travail (si vous êtes
en congé de maternité) avant ou après cette
période. Pour compenser l’absence de ses parents,
un enfant peut s’attacher à des objets de remplacement
: une couverture ou une poupée de chiffon qu’il mâchouille.
Prenez soin de cet objet précieux et lavez-le en cachette.
Si possible, ayez-en deux identiques. Quand l’un ira au
lavage, l’autre le remplacera.
Vous remarquerez que votre enfant s’amuse à regarder
ses cubes, son ourson et son bol sous tous les angles, à
l’endroit, à l’envers, d’un côté
et de l’autre : il apprend la perspective. Devant un miroir,
il essaie d’attraper son image et la votre ; il s’observe.
Profitez-en pour lui dire que c’est lui, en prononçant
son nom, qu’il comprend très bien depuis longtemps.
- Activités 8-9 mois
Le tunnel — Une grosse boîte de
carton percée aux deux bouts fera un tunnel au travers
duquel il pourra ramper. Prenez soin de retirer les T broches
de la boîte, s’il y a lieu. Jouez à vous promener
à quatre pattes avec lui vous verrez comment il perçoit
le monde.
Blocs, ballons, bouteilles - Donnez-lui des
blocs à empiler, des ballons à pousser et des jouets
flottants. Dans le bain, il s’amusera avec des bouteilles
de plastique vides et des petits récipients. Il adore remplir
et vider. Evitez les jouets de caoutchouc qui retiennent l’eau,
car ils favorisent le développement de microbes.
Des mots et des livres — La lecture d’histoires
est une activité qui permet d’apprendre de nouveaux
mots. Choisissez un livre avec des images simples et colorées.
N’oubliez pas de lui enlever sa sucette de la bouche pour
lui permettre de babiller librement !
- De 10-11 mois
Le petit veut explorer tous les recoins de la maison. À
quatre pattes, il file à toute allure et il échappe
en un clin d’oeil à votre surveillance. Il devient
de plus en plus autonome. S’il ne marche pas encore, il
se tient debout. Il prend appui sur les meubles et se lève,
esquisse un pas ou deux et tombe. Et il recommence !
Il peut comprendre ce que vous lui dites, surtout si vous lui
parlez clairement et simplement. Il fait « tata »
et « bravo », joue à la cachette, rit aux éclats.
Il devient très sociable et communique désormais
dans un but précis, pour obtenir un objet ou pour attirer
l’attention. II se fait plus facilement comprendre parce
qu’il accompagne son babillage de gestes : en disant «
ba, ba, ba », il pointe l’objet qu’il désire.
Il a peur des étrangers, sauf lorsqu’il se trouve
dans vos bras. Vous constituez encore son centre d’intérêt,
mais il explore le monde qui l’entoure avec beaucoup de
curiosité. Il peut mettre votre patience à l’épreuve.
Cependant, dites-vous que curiosité est un signe de son
bon développement
Il se plaît à vous imiter : il fait volontiers semblant
de nourrir son ourson ou de l’endormir. Il peut manifester
sa préférence pour un animal en tissu ou une poupée.
Il commence à s’intéresser aux livres et à
la musique. Sa dextérité s’améliore
: il sait transférer un objet d’une main à
l’autre, il adore les jeux de vidage et de remplissage.
Il peut commencer à jouer seul, mais il aime bien plus
que papa le tiraille affectueusement.
- Activités 10-11 mois
Le ballon - Asseyez-vous par terre, face à
lui, jambes écartées. Faites rouler le ballon entre
ses jambes. Demandez-lui de vous le retourner. Montrez votre joie
lorsqu’il réussit, il sera si fier de lui.
Un coffre à jouets - Pas trop loin de
vous, mettez à sa disposition une boîte remplie de
jouets simples, colorés et lavables : balles, blocs en
plastique, anneaux empilables, animaux en cocon. Il commencera
à jouer seul.
Une armoire pour lui - Donnez-lui la permission
de fouiller, loin du poêle, dans une armoire de cuisine
remplie de plats en plastique de différentes formes. Pendant
qu’il s’amusera, vous pourrez préparer le repas
en toute tranquillité. N’oubliez pas de fermer les
autres armoires avec des loquets de sécurité.
Les odeurs - Profitez du moment des repas pour
lui faire sentir différentes odeurs : le pain, viande,
les fruits, les légumes, les épices. IL développera
son odorat.
Des livres - Laissez-le manipuler ses premiers
livres en carton épais ou en tissu. Il apprendra à
identifier les objets représentés et, plus tard,
à les nommer.
- De 12 à 13 mois
Votre bébé pèse maintenant 3 fois plus qu’à
sa naissance. Il marche ou presque... mais rien ne presse : chacun
se développe à son rythme. Il préfère
peut-être attendre à 15 ou à 18 mois. Ne le
forcez pas. Bientôt, il grimpera sur les chaises et les
tabourets, il s’amusera à les déplacer et
il prendra plaisir à monter l’escalier. Surveillez-le.
Il découvre les formes. Il s’exerce à mettre
des petits cubes dans des grands, des boules dans des trous, des
anneaux sur un cône. Il regroupe des objets d’après
leur forme et leur couleur.
Généralement, il prononce ses premiers mots vers
12 mois. II dit « papa » et « maman »,
puis quelques termes utiles comme « à terre »,
« attend», « encore». II en comprend plusieurs,
mais il peut leur attribuer plusieurs sens. Il aime répéter
ce qu’il entend. Bientôt, il saura utiliser une vingtaine
de mots, qui ne seront pas encore francs. II jargonne toujours.
II commence à saisir des consignes simples du quotidien
(ex.: «Va chercher ton toutou») sans que vous ayez
à vous exprimer par geste. Donnez-lui le temps de parler
et encouragez-le à s’exprimer, puisque c’est
en pratiquant qu’il apprend. Complétez ce qu’il
dit par de courtes phrases (ex. : s’il dit « toune
», vous pouvez ajouter « Oui, la toupie tourne vite
! »). Plutôt que d’aller au-devant de ses désirs,
laissez-le ses besoins.
- Activités 12 -13 mois
On décore le frigo - Les appliques aimantées
l’amuseront. En jouant à les coller-décoller,
il pratiquera la pince pouce-index; il s’exercera aussi
à coordonner les mouvements de ses et de ses yeux. Attention
! Assurez-vous que les aimants sont bien fixés à
l’objet et assez gros pour qu’il ne puisse pas les
avaler (voir Sécurité des jouets, avant l’achat,
page 366).
La tour qui s’écroule - Montrez-lui
à faire une tour avec 3 ou 4 blocs. Placez-en un premier,
demandez-lui d’en ajouter un deuxième, et ainsi de
suite. Pour finir, proposez-lui de faire tomber la tour et...
recommencez.
Apprivoiser l’escalier - Lorsqu’il
commence à marcher, vous pouvez lui enseigner un nouveau
jeu qui lui plaira beaucoup : descendre l’escalier à
reculons.
Comptines et causette - Pour stimuler son langage,
multipliez les occasions de faire causette avec lui. Vous l’amuserez,
par exemple, en jouant avec lui à identifier les différentes
parties du corps. Si vous êtes à court d’imagination,
puisez dans le répertoire ancien. Comme bien d’autres
avant lui, il prendra vite goût aux comptines, récitées
ou chantées.
- De 11 à 17 mois
Votre enfant marche sûrement. Quelle joie ! Il est si excité
qu’il a moins envie de manger et de dormir. Il trottine
les jambes écartées pour garder son équilibre.
C’est le moment de lui acheter des chaussures souples pour
marcher à l’extérieur.
Voici le début de l’autonomie, période très
importante pour son développement social et fort exigeante
pour les parents. Votre enfant est un ouragan ! Il monte les escaliers
à quatre pattes, les descend à reculons, fouille
dans les placards, grimpe sur les chaises et touche à tout.
Il apprend à visser, à tourner les poignées
de porte et les pages d’un livre. S’il vous aide à
l’habiller, il a vite fait de se déchausser et de
lancer ses bottines. Il découvre le principe de la gravité,
ce qui le pousse à laisser tomber son biberon depuis sa
chaise haute. Jeter et lancer font toujours partie de son programme
d’apprentissage.
II vous suit et vous imite dans vos activités quotidiennes
toilette, ménage, brossage des dents, préparation
des repas. Prêtez-lui un chiffon, une cuillère et
un bol. Nommez les gestes qu’il fait. Invitez-le à
écouter et à imiter les bruits des autos, des avions,
de l’aspirateur, les cris des animaux. Il aime faire semblant
de téléphoner. Faites-lui écouter de la musique,
il dansera en suivant le rythme. Entrez dans ses jeux de poursuite
et de cache-cache il sera ravi.
II adore jouer dans le sable et patauger dans l’eau. Attention,
il met encore tout dans sa bouche, même les cailloux.
- Activité 14-17 mois
Casse-tête et boite à outils -
Comme sa dextérité s’améliore, il aime
les jouets à assembler et à démonter, les
jeux d’emboîtement et de superposition. C’est
le temps des premiers casse-tête à grosses pièces,
des coffres à outils de plastique et des gros blocs à
assembler.
Un jouet à tirer -Il aime tirer, pousser
et faire avancer un véhicule. Offrez-lui des jouets à
long manche, des chariots, des voitures, des balles, des boîtes
remplies d’objets variés. Vous pouvez attacher une
courte corde à une boîte à chaussures vide
et lui suggérer d’y mettre son toutou : quel merveilleux
traîneau vous lui aurez fabriqué !
Des bulles - Dans le bain, vous pouvez souffler
des bulles qu’il tentera d’attraper. Il sera très
excité. Attention, il doit rester assis. Dehors, sur la
pelouse, le jeu sera tout aussi passionnant.
Des dessins - Donnez-lui du papier et des crayons
de cire non toxiques. Montrez-lui à faire des gribouillis
: du coup, il saisira le lien entre le geste et le produit. Après
avoir applaudi l’artiste, exposez le chef-d’oeuvre
sur le frigo.
- De l8 à 24 mois
Votre enfant prend de plus en plus d’assurance et d’autonomie.
Vous avez peut-être l’impression qu’il s’éloigne
de vous ? En fait, il découvre le monde qui l’entoure.
Vers 18 mois, il comprend mieux les consignes et les questions
simples (ex. « Où est ton manteau ? »), et
ce, sans aucun geste. Il arrive à pointer une image ou
l’une des parties du corps quand vous le lui demandez Il
s’exprimera bientôt en combinant 2 mots (ex. «
papa pati »). Son vocabulaire compte entre 50 et 100 mots;
vers 2 ans, il s’étendra à près de
200 mots.
Ce sera bientôt le début des véritables conversations
: il vous sera possible d’échanger avec votre petit
sur un événement ou un objet. Il ne faut pas vous
inquiéter s’il n’arrive pas encore à
prononcer tous les sons et syllabes. Sa curiosité s’éveille
: il pose beaucoup de questions. Ecoutez-le et répondez-lui
le plus simplement possible. C’est une occasion en or de
lui apprendre le langage.
En parlant, parfois beaucoup, il continue à vous imiter
il donne à manger à son ourson, le lave, le fait
marcher, l’endort. Il joue à être papa ou maman.
Chaque jour, il gagne en dextérité. Bientôt,
il saura aligner ou superposer des cubes, il arrivera même
à introduire une ficelle dans de grosses billes de bois
ou à travers une bobine de fil.
À 2 ans, il veut tout faire seul : manger, boire, se déshabiller.
Il aime tellement apprendre ! Il lui arrive parfois de faire des
dégâts, mais ce n’est pas grave, laissez-le
expérimenter tout en le surveillant. Ses réussites
lui donneront confiance en ses possibilités.
À table, il accepte mal de se faire aider. Il tient bien
sa cuillère, mais la porte encore maladroitement à
sa bouche. Et il tape volontiers dans sa soupe, qui l’éclabousse.
Il retire aisément ses bas et son chapeau. Vous pouvez
l’encourager e vêtir seul en lui donnant des vêtements
facile à enfiler.
Il a un besoin fou de bouger. Il court, s’arrête,
repart. Il s’arrête encore, les pieds écartés,
le ventre en avant, s’accroupit comme s’il voulait
faire pipi, se relève, repart et tombe. Il se cogne partout.
D’un coup de pied, il peut faire rouler une balle, Il danse
en tournant sur lui-même plusieurs fois quand une musique
lui plaît. Il adore jouer dehors, Il lui faut de l’espace
pour marcher, sauter et courir à sa guise. Lorsqu’il
s’arrête pour se reposer, apprenez-lui à s’asseoir
à l’indienne, c’est une bonne position pour
ses jambes.
lI s’amuse avec vous, avec un enfant plus vieux, mais pas
encore avec un petit de son âge. Il a peut-être de
la difficulté à prêter ses jouets mais tranquillement,
vous l’encouragerez à partager. Ce sera plus facile
à 3 ou 4 ans.
- Activité 18-24 mois
Une histoire à chaque soir - Le plus
souvent possible, prenez le temps de raconter des histoires à
votre enfant. Pointez les mots que vous lisez, il apprendra à
les reconnaître. Montrez-lui les images, demandez-lui de
tourner les pages, permettez-lui de manipuler le livre. Votre
enfant découvrira que la lecture se fait de gauche à
droite et de haut en bas d’une page, il remarquera qu’une
histoire a un début et une fin. Il exprimera ses émotions
; profitez-en pour vivre avec lui de précieux moments de
plaisir et de complicité. Choisissez des livres qui présentent
un attrait pour lui ; vous pouvez aller à la bibliothèque
ou inviter les membres de la famille à lui en offrir en
cadeau.
Autres jeux de mots - L’écrit est
présent partout. Lorsque vous amenez votre enfant en promenade,
répondez à sa curiosité en lui lisant tout
ce qui attire son attention : le nom de magasins, les affiches
publicitaires, les panneaux de signalisation, etc. Il apprendra
à reconnaître des logos, ce sera un premier pas vers
le décodage des mots.
Déguisements - Il adore se déguiser
: il emprunte les chapeaux et les chaussures di grands. Réservez
à cet usage du vêtement qui peut salir à sa
guise.
En avant la musique ! - Il découvre la
musique. Écoutez des disques ou des cassettes avec lui
(souvent les mêmes). Comme il utilise les jouets avec plus
d’habileté, vous pouvez lui offrir des instruments
: tambour, xylophone, cymbales
Création libre - C’est le temps
des premiers jeux de construction. Il aime la peinture au doigt,
la pâte à modeler, les pâtés de boue.
N’oubliez pas d’exposer ses bricolages, il en sera
très fier.
Vive le grand air - Il a besoin de bouger. Il
lui faut de l’espace pour courir et sauter. Le plus souvent
possible, allez jouer dehors avec lui, dans la cour ou au parc.
Apprentissage de la propreté
L’apprentissage de la propreté débute autour
de l’âge de 2 ans. Toutefois, nous vous recommandons
de ne pas vous fixer d’échéance.
L’âge de la propreté varie beaucoup d’un
enfant à l’autre. Li se situe au moment où
le contrôle des sphincters (muscles qui referment l’anus)
survient naturellement, avec la maturation neurologique et musculaire.
Les conditions nécessaires à ce nouvel apprentissage
apparaissent entre 18 mois et 3 ans. Certains événements
— l’arrivée d’un autre bébé
ou un changement de gardienne — peuvent retarder cette étape.
Tant que l’enfant n’est pas prêt, il est inutile
de le forcer.
• Préparez-le graduellement en le familiarisant
avec les gestes et les mots reliés l’élimination
: « caca, pipi, pot, toilette».
• Invitez-le à vous imiter. Comme il apprend à
parler en vous copiant, votre enfant voudra vous imiter pour faire
ses besoins. Déposez son pot près de la toilette
et encouragez-le à faire comme vous. Lorsqu’il sera
prêt, il ressentira le désir de faire comme papa
et maman. Il arrivera plus facilement à se servir du petit
pot s’il est capable de descendre sa culotte tout seul.
• Veillez à ce qu’il soit installé confortablement
sur son pot, les pieds posés au sol. S’il est assis
plus haut, apportez-lui un petit banc pour qu’il pse ses
pieds et relaxe.
| Attention
• Ne tentez jamais de mettre votre enfant propre
avant qu’il ne soit prêt physiquement et émotive
ment. Faites-lui confiance. Un jour ou l’autre, votre
enfant sentira l’envie d’aller sur le pot. Ne
le pressez pas. Ce sera d’ailleurs plus facile en
l’absence de stress. La plupart des enfants sont propres
entre 2 et 4 ans. Mais il arrive aussi que le contrôle
des urines ne soit pas acquis avant l’âge de
5 ans chez la fille ou de 6 ans chez le garçon. |
|
Maintenant que votre enfant a manipulé ses premiers livres,
il commence à s’éveiller au monde de l’écrit.
Bien avant son entrée à l’école, pou
pouvez l’accompagner dans sa découverte le la lecture
en vous servant des situations simples de la vie quotidienne.
Plus les occasions d’être en contact avec l’écrit
seront fréquentes, meilleur lecteur il deviendra et meilleures
seront ses chances de réussir à l’école.
Votre enfant vous observe et cherche à vous imiter. Lorsque
vous lisez et écrivez, faites-le souvent en sa présence.
Lorsque votre bébé commence à parler, vous
pouvez reproduire ses premiers mots en grosses lettres que vous
afficherez sur le refrigirateur. À l’occasion, vous
pointerez un de ces mots.
• Lorsqu’il commence à nommer les personnes
de son entourage, vous pouvez écrire le nom de chacune
à côté d’une photo la représentant.
Par exemple, s’il dit papa vous en profitez pour inscrire
le mot en grosses lettres sous une photo de papa.
• Quand il vous apporte un dessin, écrivez son nom
au bas de la feuille.
Peu à peu, votre enfant fera le lien entre la parole et
l’écrit. Il découvrira l’utilité
de l’écriture et s’en fera une idée
agréable.
Source : Doré, Nicole; Le Hénaff,
Danielle. (Mieux vivre avec notre enfant de la naissance
à deux ans : Guide pratique pour les mères
et les pères). Québec, Institut national de
santé publique du Québec, 2007.
|