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liés à l'alimentation
Coliques et intolérances au
lait
On appelle coliques des pleurs excessifs chez un bébé
par ailleurs en bonne santé. L’enfant est rouge,
crispe les poings et replie les cuisses sur son ventre tendu.
La plupart du temps, les coliques font partie du processus d’adaptation
de l’enfant à son environnement (voir Coliques, page
34).
Dans certains cas toutefois, les coliques sont un signe d’allergie
ou d’intolérance au lait.
Intolérances à la préparation lactée
Si votre bébé est nourri avec une préparation
lactée pour nourrissons et a de fortes coliques, il est
possible qu’il tolère mal son lait. Cependant, n’en
changez pas sans avis professionnel. Passer souvent d’une
marque à l’autre est mauvais pour l’enfant.
Consultez d’abord votre médecin ou un autre professionnel
de la santé.
Lait maternel
Les bébés nourris au sein peuvent aussi avoir des
coliques. Plusieurs causes sont possibles.
• Certaines mamans ont un réflexe d’éjection
si puissant que leur bébé s’étouffe
en buvant et se met à pleurer, ce qui lui fait avaler de
l’air.
Dans ce cas, n’offrez qu’un sein à chaque tétée.
Nourrissez l’enfant avant qu’il soit affamé.
Essayez d’allaiter couchée. Au besoin, extrayez un
peu de lait avant la tétée. Si votre enfant s’étouffe,
retirez-le du sein un court instant. Au besoin, faites-lui faire
un rot.
• D’autres mères changent de sein trop rapidement,
sans vider le premier. Le nourrisson reçoit juste le lait
de début de tétée, moins riche en gras. Il
a tendance à boire davantage et ingère plus de lactose.
Laissez-le se détourner lui-même du premier sein
avant de lui offrir le deuxième.
• Dans certains cas, le nourrisson réagit mal à
des aliments consommés par sa mère, qui passent
dans son lait. Il s’agit souvent des produits laitiers.
Si des membres de la famille ont des allergies, le risque est
plus grand. Pour vérifier, maman doit éviter le
lait et les produits laitiers pendant environ 1 semaine, puis
les réintroduire dans son alimentation. Si les coliques
diminuent de façon marquée, puis recommencent, cela
indique que l’enfant ne tolère pas les protéines
du lait de vache. Dans ce cas, la mère peut consulter une
diététiste/nutritionniste pour équilibrer
son menu. Par contre, si l’état du bébé
ne s’améliore pas, reprenez une alimentation normale.
• Certains bébés sensibles ont des coliques
plus fortes lorsque leur mère prend un supplément
de fer. Si c’est le cas, demandez au médecin la plus
petite dose possible. Une diététiste/ nutritionniste
peut vous composer un menu incluant des aliments riches en fer.
• La caféine contenue dans le café, le thé
et le cola ainsi que les substances du tabac passent dans le lait
maternel et peuvent irriter l’enfant.
Régurgitations
Votre bébé renvoie du lait frais mêlé
de salive ? C’est signe qu’il a trop bu ou bu trop
vite. Chez lui, la valve qui empêche les aliments de remonter
vers la bouche est immature. Les régurgitations semblent
importantes lorsqu’elles imbibent un tissu, mais la quantité
de lait est minime (environ 5 à 15 ml, soit 1 à
3 c. à thé). Elles ne sentent rien chez le bébé
allaité.
Les régurgitations sont ennuyeuses pour les parents, mais
normales pour le nourrisson. La majorité des bébés
régurgitent, certains plus que d’autres. Si votre
enfant est de bonne humeur et prend du poids, ne vous inquiétez
pas. Il cessera probablement de régurgiter vers l’âge
de 1 an, lorsqu’il se tiendra plus souvent debout.
Que faire ?
Pour diminuer les régurgitations, vérifiez :
• que vous donnez le sein ou le biberon de façon
adéquate;
• que bébé fait bien son rot;
• que vous ne donnez pas trop de lait;
• que vous ne le donnez pas trop rapidement (voir Débit
de la tétine, page 219);
• que vous ne manipulez pas bébé trop brusquement
après le boire, Allez-y en douceur !
Constipation
Un bébé ne doit pas absolument faire une selle
aux 24 heures. S’il est allaité, il peut même
ne pas en faire durant quelques jours. Votre petit force et devient
rouge en éliminant ? Si les selles semblent normales, ne
vous inquiétez pas. Cependant, si elles sont petites, dures
et sèches, il souffre de constipation. Réglez ce
problème, car une selle dure peut causer des fissures anales
qui porteront l’enfant à se retenir.
Que faire ?
Au nourrisson, donnez plus de liquide. À l’enfant
plus vieux, donnez plus de fibres.
• Pour le nourrisson - Le bébé
allaité est rarement constipé. S’il l’est,
assurez-vous qu’il boit assez de lait. Au bébé
nourri à la préparation lactée, offrez environ
15 ml (1c. à table) d’eau bouillie entre les boires.
S’il a plus de 3 mois, vous pouvez ajouter à l’eau
15 ml (1 c. à table) de jus de pruneau, de pomme ou de
poire. Si votre petit semble avoir un bouchon de selles dures,
insérez dans son rectum la moitié ou le quart d’un
suppositoire de glycérine pour bébés.
• Pour l’enfant qui mange - Donnez-lui
de l’eau et du jus, comme au nourrisson. Offrez-lui plus
de légumes et de la purée de pruneaux, seule ou
mélangée à d’autres fruits. S’il
a plus de 6 mois, ajoutez environ 5 ml (1 c. à thé)
de son de blé à ses céréales.
Vers 7 ou 8 mois, vous pouvez servir les fruits et légumes
écrasés puis en morceaux.
Vous pouvez aussi introduire le pain de blé entier. A 9
mois, pensez aux légumineuses écrasées. Évitez
toutefois de donner trop de fibres à votre enfant et faites-le
boire suffisamment. Ne le privez pas de céréales
de riz, de carottes et de bananes : rien ne prouve que ces aliments
constipent.
Si la constipation persiste, que votre petit vomit ou grossit
trop lentement, consultez le médecin. Ne donnez pas de
laxatif sans avis médical.
Truc
• Faites pédaler doucement l’enfant. Massez
son ventre délicatement dans le sens des aiguilles d’une
montre, 3 ou 4 fois par jour.
• Une couche trop serrée peut nuire. Détachez-la
d’un côté et laissez l’enfant couché
sur le dos. Il fera des gaz et probablement des selles.
Allergies et intolérances
Un enfant souffre d’allergie alimentaire si son système
immunitaire réagit lorsqu’il mange un aliment donné.
S’il ne supporte pas l’aliment, mais que cela n’est
pas causé par une réaction du système immunitaire,
on parle alors d’intolérance.
- Allergies alimentaires
L’organisme des bébés de moins de 6 mois
s’adapte naturellement au lait maternel. Par contre, il
est sensible aux protéines étrangères comme
celles du lait de vache, de chèvre et de soya. Cette sensibilité
diminue à mesure que l’enfant grandit.
Chez les nourrissons, les allergies sont généralement
temporaires. Elles disparaissent le plus souvent entre 1 et 2
ans.Toutefois, certaines allergies sont permanentes et
très graves. Elles n’ont rien d’un
caprice. Un enfant qui a une allergie bien identifiée à
un aliment ne doit jamais en manger.
- Comment les reconnaître ?
L’allergie peut provoquer une réaction immédiate
(dans les 2 heures après avoir mangé l’aliment
en cause) ou retardée. Elle est alors plus difficile à
diagnostiquer. Notez les symptômes suivants :
• coliques, diarrhées à répétition,
constipation tenace, selles de couleur noire (mêlées
de sang);
• vomissements en jet;
• eczéma, urticaire, plaques rouges boursouflées;
• yeux et nez qui coulent, nez bouché sans qu’il
y ait rhume;
• asthme, difficultés à respirer, enflure
des lèvres, de la langue et de la gorge;
• gain de poids insuffisant, anémie;
• difficulté à dormir, irritabilité,
changement rapide de l’état général.
Que faire ?
Si votre enfant montre des signes d’allergie, consultez
un médecin. Au besoin, il fera des tests pour savoir quel
aliment provoque le malaise.
Vous devrez éliminer le produit en cause. Consultez une
diététiste/nutritionniste en pédiatrie.
.
Elle composera un menu équilibré, adapté
à l’enfant. Si vous allaitez, vous devez éviter
l’aliment auquel bébé est allergique. S’il
est intolérant à sa préparation lactée,
votre régime d’assurance médicaments pourra
vous rembourser la préparation thérapeutique.
Il est probable que l’aliment puisse être
réintroduit plus tard. Le médecin vous dira si votre
enfant a surmonté son allergie.
S’il souffre d’une allergie sévère,
soyez très vigilants. À l’achat de mets préparés,
lisez attentivement l’étiquette pour vérifier
qu’ils ne contiennent pas l’ingrédient dangereux.
Au restaurant, demandez la composition des plats. L’enfant
devra peut-être traîner un injecteur d’adrénaline
(ex. : EpiPen) en cas d’urgence. Le médecin vous
montrera comment l’administrer; laissez la procédure
à vue pour la gardienne. Faites porter à votre enfant
une carte ou un bracelet (ex. : MedicAlert) signalant son allergie.
- Allergie au lait de vache
Jusqu’à 5 % des bébés réagissent
mal aux protéines du lait de vache. Ces protéines
se retrouvent dans les préparations régulières
pour nourrissons et dans le lait maternel quand la mère
consomme des produits laitiers.
Que faire ?
Si l’enfant est nourri au sein, la mère devra éliminer
les produits laitiers de son alimentation. S’il est nourri
au biberon, le médecin prescrira une formule thérapeutique.
La plupart des enfants surmontent l’allergie au lait de
vache vers l’âge de 1 à 2 ans.
- Allergie au soya
L’allergie au soya est plus ennuyeuse, car cet ingrédient
entre dans la préparation de plusieurs produits commerciaux
dont certaines céréales pour bébés.
De manière préventive, introduisez les céréales
de soya après toutes les autres dans le menu de votre enfant.
- Intolérance au lactose
Présent dans te lait maternel et dans les préparations
pour nourrissons, le lactose est un
sucre utile qui aide au développement du système
nerveux de l’enfant et à l’absorption du calcium
Certains bébés y développent une sensibilité.
Ils ont des gaz, mal au ventre. L’intolérance se
développe parfois après une gastro-entérite,
ce qui prolonge la diarrhée. Elle est habituellement passagère.
Que faire ?
Si l’enfant est nourri au sein, continuez d’allaiter.
Laissez-le se détourner du premier sein avant de lui offrir
le deuxième. Comme le lait de fin de tétée
est plus riche en gras, il boira moins et ingérera moins
de lactose. La mère peut continuer à boire du lait.
Si l’enfant est nourri au biberon, consultez un médecin
: il pourra prescrire une préparation sans lactose pour
aider l’intestin à guérir. Une fois rétabli,
bébé pourra recommencer à boire son lait
habituel.
- Prévenir les allergies
Certains enfants risquent plus que d’autres de développer
des allergies. Soyez aux aguets si :
• vous ou votre conjoint souffrez d’allergie alimentaire
ou autre;
• bébé a un frère ou une soeur allergique;
• il a déjà fait une allergie alimentaire
(au lait., au soya, aux oeufs, etc.);
• il a déjà fait de l’eczéma
ou de l’asthme.
Pour diminuer et même empêcher l’apparition
d’allergies, ne donnez rien d’autre que du
lait maternel à votre bébé pendant les 6
premiers mois. Vous mettrez toutes les chances de votre
côté si la mère évite les aliments
les plus allergènes, sauf en petites quantités :
arachides, noix, oeufs, soya, poisson et fruits de mer. Les recommandations
peuvent varier selon l’histoire familiale d’allergie.
Si possible, bébé devrait être nourri au
sein au-delà de 1 an. Si vous le sevrez plus tôt,
donnez-lui une préparation hypoallergène ou à
base de protéines partiellement hydrolysées. Pas
de tait de vache, de chèvre ou de soya avant l’âge
de 12 mois.
Si votre famille est sujette aux allergies, ajoutez chaque aliment
au menu du bébé avec précaution. Attendez
avant de servir : soya (vers 1 an) ; oeufs et légumineuses
(vers 18 mois) ; poisson (vers 3 ans, mais le thon et le saumon
en conserve peuvent être donnés plus tôt) ;
arachides, noix, graines de sésame, kiwis et fruits de
mer (vers 3 à 5 ans). Pour le chocolat et les friandises,
rien ne presse.
Anémie
L’anémie est un problème assez répandu
chez les enfants de 6 à 24 mois. Il faut la traiter, car
elle nuit à la santé et au développement.
Le petit qui souffre d’anémie a du mal à apprendre,
et ce, parfois jusqu’à l’âge scolaire.
Pour prévenir cela, il suffit d’avoir une alimentation
riche en fer. Un supplément n’est pas nécessaire,
sauf pour le bébé prématuré.
- Prévenir l’anémie
Un bébé né à terme et nourri exclusivement
au sein a des réserves de fer jusqu’à l’âge
de 6 mois. Après, vous devez lui fournir des aliments qui
en contiennent. Si vous sevrez l’enfant avant 9 mois, donnez-lui
une préparation lactée enrichie de fer.
Un bébé nourri avec une préparation lactée
aura épuisé ses réserves vers l’âge
de 4 mois. De manière préventive, servez-lui une
préparation enrichie de fer de O à 9 mois au moins.
Les autres aliments en procureront une quantité additionnelle.
Le bébé prématuré n’a pas eu
le temps d’emmagasiner assez de fer. On doit lui en fournir,
à partir de 2 mois. S’il est nourri au sein, il prendra
un supplément liquide. S’il est nourri au biberon,
on lui donnera une préparation enrichie de fer et un supplément,
au besoin.
- Gare au lait de vache
Un bébé nourri au lait de vache avant l’âge
de 9 mois risque de devenir anémique. Ce lait peut provoquer
des pertes sanguines dans l’intestin fragile du jeune bébé,
il contient peu de fer et le nourrisson l’absorbe mal. Lorsque
l’enfant grandit et consomme une variété d’aliments,
il peut boire du lait de vache sans danger d’anémie.
Toutefois , assurez-vous qu’il n’en prend pas plus
de 900 ml (30 oz) par jour.
- Aliments riches en fer
Le menu de l’enfant doit contenir de bonnes sources de
fer céréales pour bébés enrichies
de fer, foie, viande, tofu, légumineuses, jaune d’oeuf
et légumes verts.
II refuse les céréales pour bébés
? Essayez-en différentes variétés, ajoutez-y
des fruits ou diluez-les avec du jus au lieu du lait, Il ne se
laisse pas convaincre ? Achetez des céréales en
anneaux pour enfants (Nutrios) ou des biscuits enrichis de fer
(Farley’s).Vous pouvez aussi utiliser les céréales
pour bébés dans des recettes (crêpes, muffins,
biscuits, etc.), en remplaçant une partie de la farine
par une double quantité de céréales sèches,
comme dans la recette qui suit.
- Biscuits avec céréales pour bébé
125 ml (1/2 tasse) de beurre ou margarine
125 ml (1/2 tasse) de sucre
10 ml (2 c. à thé) de vanille
1 oeuf battu
150 ml (2/3 tasse) de farine blanche ou de blé entier
150 ml (2/3 tasse) de céréales pour bébés
6 ml (1 1/4 c.à thé) de bicarbonate de soude
1 petite pincée de sel
30 ml (2 c. à table) de poudre de cacao
Préchauffer le four à 190 °C (375 °F).
Graisser 2 tôles à biscuits. Battre en crème
le gras et le sucre. Ajouter graduellement la vanille et l’oeuf
battu. Mélanger les autres ingrédients. Incorporer
en pliant au mélange de gras. Faire 24 boulettes. Déposer
sur les tôles à biscuits et aplatir.
Cuire 10 minutes.
| Attention
• Si votre enfant a peu d’énergie et
d’appétit, est irritable, a du mal à
fixer son attention, prend trop peu de poids, fait des infections
à répétition, cela peut signifier qu’il
manque de fer. Toutefois, ces symptômes peuvent aussi
indiquer un autre problème de santé.
Consulter un médecin. |
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Faible appétit
Comme à nous, il arrive aux enfants de manquer d’appétit.
Parfois, cela est causé par un malaise (mal de gorge, poussée
des dents, effet d’un médicament, etc.). À
d’autres moments, le manque d’appétit est dû
à l’excitation, à la découverte de
choses passionnantes, à la fatigue ou à un ralentissement
de la croissance. Cela arrive souvent aux petits de 18
à 24 mois.
Les vrais problèmes de comportement alimentaire sont rares.
Ne vous inquiétez pas outre mesure si votre enfant ne mange
pas à votre goût. II ne se laissera pas mourir de
faim ! S’il a une croissance normale, c’est qu’il
mange suffisamment pour ses besoins. Dans ce cas, il est plus
important de passer un moment agréable à table que
de lui faire avaler une quantité précise d’aliments.
Que faire ?
Prenez le temps d’observer ce qui se passe dans sa vie
et autour de lui. Plus il grandit, plus il veut faire les choses
seules. Acceptez ses maladresses, un peu de gaspillage et de temps
perdu sans le gronder.
Présentez-lui de petites portions d’aliments sains,
dont la texture est adaptée à son âge, et
laissez-le manger comme il veut, la quantité qu’il
veut et dans l’ordre qu’il veut. Si au bout de 20
minutes il n’a rien pris, retirez l’assiette simplement,
sans le gronder ni faire de drame, et laissez-le aller jouer.
Servez le lait à la fin du repas.
Vous pouvez offrir des collations entre les repas, en petites
quantités, pour ne pas lui gâter l’appétit
pour le repas suivant. Servez de l’eau, du lait, des fruits,
du fromage. Évitez de donner trop de jus et de lait entre
les repas.
Dans certains cas, un supplément de vitamines et minéraux
peut être utile. Consultez votre médecin ou une diététiste/nutritionniste
pour vérifier si votre enfant comble ses besoins nutritionnels.
Bébé trop petit
Votre enfant ne suit pas sa courbe de croissance ? Parlez-en
avec un professionnel de la santé. Il se peut qu’il
ne mange pas assez — par manque d’appétit,
par maladie, parce qu’il avale difficilement ou qu’il
fait la guerre aux aliments. Il peut mal absorber la nourriture.
Peut-être aussi lui donnez-vous trop peu de calories en
voulant le nourrir sainement.
Malgré les apparences, un prématuré n’est
généralement pas en retard. Jusqu’à
2 ou 3 ans, il faut corriger son âge pour évaluer
sa croissance.
Que faire ?
Un médecin doit vérifier si bébé
n’est pas malade. Sinon, il faut ajuster son alimentation.
Une diététiste/nutritionniste vous aidera. Aucun
supplément de vitamines et minéraux ne permet de
corriger un retard de croissance.
Bébé trop joufflu
Rien n’indique qu’un bébé joufflu et
potelé deviendra un adulte obèse. Habituellement,
ces rondeurs disparaissent lorsque l’enfant grandit
Que faire ?
Résistez aux pressions sociales. N’imposez jamais
de régime amaigrissant à un enfant, peu importe
son âge. Cependant, faites-lui acquérir de saines
habitudes alimentaires. Encouragez-le à bouger et bougez
avec lui. Donnez-lui l’exemple.
Fixez une heure pour tes repas et les collations. Laissez-le
manger à son appétit, mais éliminez te grignotage
entre-temps : ni aliment ni liquide, sauf de l’eau. Asseyez-le
à table, avec toute la famille. Prenez le temps de manger
et attendez que chacun ait fini son assiette avant de passer au
dessert
Avant 2 ans, ne lui offrez pas d’aliments a teneur réduite
en gras ou en calories. En contrepartie, bannissez les aliments
très riches en gras et en sucre de son menu habituel. Attention
: ne coupez pas toutes les gâteries ! Permettez des friandises
a l’occasion.
Prenez le temps d’observez votre enfant. S’il comble
ses besoins de stimulation, de consolation et de récompense
avec les aliments, soyez attentifs. Identifiez son véritable
besoin et tentez d’y répondre.
Si l’enfant développe une relation saine avec la
nourriture, ne se sent pas coupable de manger et ne s’en
fait pas avec ses rondeurs,son poids s’équilibra
probablement a mesure qu’il grandira.
Source : Doré, Nicole; Le Hénaff,
Danielle. (Mieux vivre avec notre enfant de la naissance
à deux ans : Guide pratique pour les mères
et les pères). Québec, Institut national de
santé publique du Québec, 2007.
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