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de santé
Yeux collés
Il s’agit d’une inflammation ou infection de la Conjonctive,
la membrane qui recouvre l’intérieur des paupières.
La plupart du temps causée par des virus, surtout après
l’âge de 2 mois, elle accompagne souvent un rhume.
S’il y a du pus (sécrétions jaune verdâtre),
il peut s’agir de bactéries.
Que faire ?
Enlevez les sécrétions accumulées au coin
des yeux avec un linge doux ou un tampon d’ouate imbibé
d’eau tiède bouillie, en allant du coin interne de
l’œil vers l’extérieur. Si au bout de
quelques jours les yeux sont fermés et collés le
matin par du pus jaune séché, voyez un médecin.
Yeux larmoyants
Il arrive souvent que le canal lacrymal, qui permet l’écoulement
des larmes, se bouche : le bébé a l’œil
plein d’eau.
Que faire?
Massez fermement sous la paupière inférieure, du
coin interne de l’œil vers le nez, 2 ou 3 fois par
jour. Habituellement, le canal lacrymal débloque avant
l’âge de 1 an. Soyez persévérants, cela
peut durer plusieurs jours et même plusieurs mois. Si la
situation ne s’améliore pas, consultez le médecin.
Muguet dans la bouche
Des taches blanchâtres, comme du lait caillé, apparaissent
dans la bouche, sur la langue, les lèvres et au palais,
à l’intérieur des lèvres et des joues.
Ces taches ne disparaissent pas lorsqu’on les frotte : c’est
le muguet. II est dû à un champignon.
Que faire?
Badigeonnez la bouche au moyen d’un coton-tige 4 fois par
jour, durant 7 à 10 jours, avec une solution de nystatine
vendue sur ordonnance médicale. Si vous allaitez, consultez
la section Infection à champignons dans le chapitre Allaitement
maternel.
| Attention
• Pour prévenir le muguet: lavez chaque jour
à l’eau bouillante tous les objets qui entrent
régulièrement en contact avec la bouche de
l’enfant: tétines, sucettes, hochets. Achetez
de nouvelles tétines et sucettes quand elles deviennent
collantes.
• Évitez d’utiliser votre bouche pour
nettoyer une sucette qui tombe par terre. |
|
Croûtes au cuir chevelu (chapeau,
séborrhée)
Très fréquemment, des croûtes jaunâtres
ou grisâtres apparaissent sur le cuir chevelu. Elles ont
la forme d’écailles qui pèlent ou de petites
plaques qui desquament. Elles sont dues à un excès
de sécrétions grasses, la séborrhée,
ou aux shampoings mal rincés à répétition.
Que faire ?
Un simple shampoing peut suffire. Appliquez, massez et laissez
agir 10 à 15 minutes pour ramollir les croûtes. Rincez
à fond à l’eau tiède. Si cela ne rentre
pas dans l’ordre, appliquez de l’huile d’olive
ou de l’huile pour bébés sur le cuir chevelu.
Après quelques heures, utilisez une brosse souple pour
décoller les croûtes (même sur la fontanelle).
Faites un shampoing à l’eau tiède, rincez
et asséchez. Répétez le traitement si les
résultats ne sont pas satisfaisants.
S’il ne se produit aucun changement, un professionnel de
la santé pourra vous conseiller un shampoing médicamenteux.
Soins de la peau
Des irritations de la peau se produisent parfois chez le nouveau-né.
Les causes sont multiples.
Milium ou milia
Petits boutons blancs, gros comme des têtes d’épingle,
situés sur le front, le nez et les joues. Ils apparaissent
après la naissance et sont causés par une accumulation
de matières grasses dans les pores de la peau.
Que faire?
Le milium disparaît sans traitement, en 1 mois ou 2, spontanément.
Ne mettez pas d’huile, de vaseline, de lotion ni d’antibiotique.
Boutons de chaleur
Petites rougeurs de forme arrondie, parfois surélevées,
qui apparaissent sur le front, autour du cou et dans les plis.
Cette réaction se produit lorsqu’il fait chaud, humide
ou lorsque le bébé est fiévreux. C’est
normal.
Que faire ?
Évitez de trop vêtir l’enfant; il ne doit
pas transpirer. S’il fait chaud, ne le couvrez pas trop.
Les boutons de chaleur disparaissent spontanément dans
un environnement frais.
Rougeurs dans les plis (Intertrigo)
L’irritation se produit quand 2 surfaces cutanées
viennent en contact (sous le menton, au cou, aux aisselles, aux
cuisses, sous le scrotum). Il est très important de bien
laver et assécher ces endroits. Les lésions apparaissent
aux endroits humides à cause de la sueur, des selles ou
du lait qui entraînent le développement de microbes.
Que faire ?
Une propreté rigoureuse s’impose. Lavez les régions
atteintes, asséchez la peau et badigeonnez avec une solution
antiseptique telle Hibitane ou bleu de méthylène
à 1 %. Le bleu tache et sa couleur est tenace. Votre pharmacien
peut vous conseiller.
Enduisez les fesses de bébé de vaseline ou d’une
crème à base d’oxyde de zinc avant de lui
mettre sa couche.
Érythème fessier ou dermite
du siège
L’érythème fessier est plus rare chez le
bébé nourri au sein. Il est également moins
fréquent chez le bébé qui porte des couches
en papier superabsorbantes (voir Choix des couches).
Les fesses deviennent rouge vif et brûlent lorsque le bébé
urine. Elles sont chaudes et douloureuses, l’enfant a mal.
Les rougeurs vont jusqu’à s’étendre
aux cuisses, à la vulve ou au scrotum. L’ammoniaque
provenant de l’urine, au contact des selles, devient corrosive
(voir Entretien des couches).
L’érythème est en général dû
aux couches. Les couches de coton peuvent irriter si elles ont
été mal rincées ou si les changements sont
trop peu fréquents. Certaines couches en papier sont plus
irritantes. Changez de sorte au besoin.
Il arrive cependant qu’une infection à champignons
soit la cause de l’érythème, notamment lorsque
le bébé a du muguet dans la bouche. Dans ce cas,
les rougeurs ne disparaîtront pas avec les crèmes
recommandées pour traiter les fesses irritées.
Que faire ?
Changez la couche de bébé dès qu’elle
est mouillée ou souillée. Lavez ses fesses doucement
avec une eau tiède dans laquelle vous aurez mis une goutte
d’huile d’olive; séchez en épongeant,
ne frottez pas ; répétez 3 à 4 fois par jour.
Cela peut suffire à régler le problème.
Laissez l’enfant les fesses à l’air. Vous
pouvez exposer ses fesses à une distance de 20 à
30 cm (8 à 12 po) d’une ampoule de 60 watts pendant
20 minutes, 3 à 4 fois par jour. Prudence! 20 cm (8 po)
est un minimum : à plus faible distance, l’ampoule
pourrait causer de graves brûlures à l’enfant.
Mettez une couche sous le siège du bébé
pour ramasser les selles et les urines.
Pour hâter la guérison, la crème à
base d’oxyde de zinc non parfumée (ex. : crème
de zinc, pâte d’lhle, Desitin, Tender Age, Zincofax)
ainsi que la vaseline sont recommandées.
Évitez les couches trop serrées et les culottes
de plastique qui gardent l’humidité et empêchent
l’air de circuler. Utilisez les doublures de couche en coton.
Les débarbouillettes humides vendues en pharmacie sont
irritantes et ne devraient servir que pour dépanner.
Si les rougeurs persistent après 3 ou 4 jours en dépit
de l’application locale de zinc, il vaut mieux consulter
le médecin, surtout lorsque les changements de couche paraissent
inconfortables et que les rougeurs atteignent le fond des plis
cutanés. Il peut s’agir d’une infection.
Elles gagnent parfois les plis du coude et des genoux. On note
que les enfants qui souffrent d’eczéma sont plus
susceptibles que les autres de devenir asthmatiques.
Que faire ?
Le médecin doit être consulté pour préciser
le diagnostic. Il pourra ensuite suggérer un traitement
approprié : bain dans une eau contenant de la poudre d’avoine
colloïdale, crème ou onguent anti-inflammatoire avec
ou sans cortisone.
Allergies
Les allergies sont une forme de sensibilité accrue à
des substances normalement inoffensives.
Les substances allergènes proviennent de sources très
variées:
• aliments;
• pollens d’arbres et d’herbes;
• poils d’animaux;
• moisissures;
• poussières et acariens;
• polluants, irritants, fumée de cigarette, poêle
à bois;
• médicaments, pénicilline.
Les réactions allergiques affectent le plus souvent la
peau ainsi que les systèmes respiratoire, digestif et oculaire.
Elles se manifestent de nombreuses façons:
• urticaire, eczéma ou dermite atopique;
• éternuements, écoulement nasal, asthme;
• vomissements, diarrhées;
• yeux rouges et larmoyants.
Que faire ?
Chez les enfants à risque élevé en raison
d’une histoire familiale d’allergie, la prévention
est de rigueur. On évitera donc les allergènes dans
la mesure du possible. Les vaccins antiallergiques seront toutefois
réservés aux situations les plus graves. L’allaitement
maternel prolongé est fortement recommandé et la
mère peut discuter avec un professionnel de la santé
de la pertinence d’éviter certains aliments: noix,
poissons, fruits de mer, arachides (voir Prévenir les allergies).
Consultez le médecin qui verra d’abord à
identifier la source de l’allergie avant de proposer un
traitement.
Fièvre
Très courante pendant l’enfance, la fièvre
constitue un mécanisme normal de défense contre
les infections virales ou bactériennes. En elle-même,
elle n’est pas dangereuse. L’infection virale en est
la principale cause chez l’enfant et ne nécessite
pas d’antibiotique. Dans la majorité des cas, la
fièvre cessera après 2 ou 3 jours.
La température rectale normale de l’enfant
se maintient entre 36,5 °C et 38 °C (97,7 et 100,4 °F).
Elle est plus basse tôt le matin et elle varie dans la
journée en fonction des activités. Vous n’avez
pas à vérifier la température d’un
enfant qui est en forme. Par contre, prenez-la s’il a l’air
malade, est chaud, rouge, irritable, pleurnichard et abattu ;
notez-la pour être en mesure de la transmettre à
Info-Santé CLSC ou à votre médecin.
Il y a fièvre lorsque la température rectale dépasse
38 °C (100,4 °F). Lorsque l’enfant fait une infection,
sa température est instable : elle peut descendre ou remonter
très vite. L’administration d’un médicament,
en particulier l’acétaminophène (voir Médicaments
contre la fièvre), la fera baisser rapidement.
Que faire ?
Quand la température rectale atteint 38,5°C (101,3
°F), un médicament contre la fièvre (antipyrétique)
est recommandé. Il peut aussi être donné à
l’enfant mal en point, même si la température
n’atteint pas ce degré.
Habillez l’enfant légèrement : camisole,
couche, chaussettes. Couchez-le et couvrez-le d’un drap.
Donnez-lui à boire souvent pour éviter la déshydratation
: du lait, de l’eau ou du jus, selon son âge. La température
de la pièce ne devrait pas dépasser 21 °C (70
°F).
Pour contrer une fièvre élevée, le bain
à l’éponge n’est plus recommandé.
Il est stressant pour l’enfant fiévreux et son efficacité
est de courte durée.
Médicaments contre la fièvre
L’acétaminophène et l’ibuprofène
sont les deux classes de médicaments utilisées :
ils font diminuer la fièvre, mais ils ne combattent pas
l’infection qui la cause. Ils agissent en 30 à 60
minutes.
ACÉTAMINOPHÈNE
Fiez-vous au poids de l’enfant pour savoir quelle dose donner.
Soit 15 mg par kilogramme de poids par dose à répéter
aux 4 à 6 heures. Ne dépassez pas 5 doses par 24
heures.
| AGE |
POIDS |
GOUTTES POUR NOURRISSONS 1.0 ml
: 80 mg
|
DOSE UNITAIRE |
| |
Kg |
lb |
ml |
Compte-gouttes |
mg |
| 0 à 3 mois |
2.5 – 5.4 |
6 – 11 |
0.5 |
1/2 |
40 |
| 4 à 11 mois |
5.5 – 7.9 |
12 – 17 |
1 |
1 |
80 |
| 12 à 23 mois |
8.0 – 10.9 |
18 – 23 |
1.5 |
1 1/2 |
120 |
| 2 à 3 ans |
11.0 – 15.9 |
24 – 35 |
2 |
2 |
160 |
Parce que l’acétaminophène est utilisé
depuis longtemps. La Société canadienne de pédiatrie
le recommande comme 1er choix. Aux enfants qui le tolèrent
mal ou n’en obtiennent aucun effet, on proposera l’ibuprofène.
Ne donnez pas les deux médicaments : utilisez l’un
ou l’autre.
| Attention
• N’oubliez pas de garder les médicaments
dans leurs contenants pourvus de bouchons protège-enfants
(disponibles en pharmacie) et de mettre le thermomètre
hors de portée des enfants. Rangez-les dans une armoire
fermée à clé et munie d’un loquet
de sécurité |
|
IBUPROFÈNE
À répéter aux 6 à 8 heures. Ne dépassez
pas 4 doses par 24 heures.
Ne pas donner aux enfants atteints de varicelle.
| AGE |
POIDS |
GOUTTES POUR NOURRISSONS 1.0 ml
: 80 mg
|
DOSE UNITAIRE |
| |
Kg |
lb |
ml |
Compte-gouttes |
mg |
| 6 à 11 mois |
2.5 – 5.4 |
13 – 17 |
1.25 |
1 |
50 |
| 12 à 23 mois |
8.0 – 10.9 |
18 – 23 |
1.8 |
1 1/2 |
75 |
| 2 à 3 ans |
11.0 – 15.9 |
24 – 35 |
2 |
2 |
100 |
Quand consulter
Une fièvre élevée n’indique pas nécessairement
une maladie grave. Il faut surtout considérer l’état
général de l’enfant, son comportement et les
autres symptômes qu’il présente. Il est normal
que l’enfant fiévreux soit plus « colleux »
et ait moins d’appétit.
Toutefois, consultez rapidement le médecin si l’enfant
présente une ou plusieurs de ces caractéristiques:
il a moins de 6 mois, il boit peu, il vomit beaucoup, il est difficile
à éveiller ou à consoler, il est pâle
ou mal coloré, il réagit peu aux autres. Bref, son
état vous inquiète. Consultez également si
la fièvre persiste plus de 48 heures sans raison apparente
ou si elle dépasse 41,1 °C (106 °F).
Convulsion fébrile
Entre 2 et 5 % des enfants fiévreux âgés
de 6 mois à 5 ans tombent en convulsion. Ils perdent conscience
et sont secoués de mouvements saccadés. La convulsion
fébrile est paniquante pour les parents, mais généralement
sans conséquence pour l’enfant. Elle dure de quelques
secondes à 15 minutes, parfois plus, et cesse généralement
d’elle-même.
Que faire ?
Si votre enfant fait une convulsion, restez calme : tournez-lui
la tête de côté, au cas où il vomirait.
Ne lui mettez rien dans la bouche. Consultez le médecin.
Comment prendre la température
La voie rectale est la façon la plus fiable de prendre
la température d’un enfant, même si certains
ne l’apprécient guère. Les méthodes
tympanique (dans l’oreille) et axillaire (sous le bras)
peuvent servir à vérifier si un nouveau-né
ou un jeune enfant fait de la fièvre, mais elles ne donnent
pas une lecture aussi fiable de la situation. Il n’est pas
recommandé de prendre la température d’un
enfant de moins de 5 ans par la bouche.
Le thermomètre ordinaire à mercure et le thermomètre
électronique (digital) sont les plus utilisés. Le
premier est le moins dispendieux. Le second est incassable et
plus sécuritaire; il est rapide, facile à lire et
très pratique lorsque l’enfant collabore peu. Le
thermomètre auriculaire mesure la température à
l’intérieur de l’oreille. Il est coûteux
et moins fiable.
Avant et après l’utilisation du thermomètre,
prenez soin de bien le nettoyer à l’eau fraîche
et savonneuse et de bien le rincer. Évitez l’eau
chaude, car elle pourrait le faire éclater. Le thermomètre
de verre doit être secoué jusqu’à ce
que le mercure descende sous les 36 °C (96,8 °F).
Par le rectum
• Après avoir nettoyé et secoué le
thermomètre, couvrez le bout argenté de vaseline.
• Placez bébé sur le dos, les genoux pliés.
• Insérez doucement le thermomètre dans le
rectum, à environ 2,5 cm (I po), tout en le maintenant
entre les doigts.
• Au bout d’au moins 2 minutes (ou jusqu’à
la tonalité du thermomètre électronique),
retirez-le et notez la température.
À l’aisselle
Cette méthode permet de détecter la fièvre,
mais elle ne la mesure pas avec exactitude.
• Secouez le thermomètre.
• Placez le bout du thermomètre (buccal ou rectal)
au centre de l’aisselle.
• Assurez-vous que le bras de votre enfant reste bien collé
à son corps.
• Laissez le thermomètre en place au moins 4 minutes
ou jusqu’à la tonalité s’il s’agit
d’un thermomètre électronique.
• Retirez-le et notez la température.
Dans l’oreille
• Utilisez un embout propre à chaque fois et suivez
attentivement les directives du fabricant.
• Maintenez la tête de l’enfant bien en place,
puis tirez doucement l’oreille vers le haut et l’arrière.
Le conduit auditif se redressera, laissant la voie libre jusqu’au
tympan.
• Insérez doucement le thermomètre jusqu’à
ce que l’orifice du conduit auditif soit entièrement
bloqué.
• Appuyez sur le bouton et maintenez-le enfoncé pendant
une seconde.
• Retirez le thermomètre auriculaire et notez la
température.
Infections des voies respiratoires supérieures
(IYRS)
Les infections des voies respiratoires supérieures (IVRS),
soit le rhume, la grippe, le nez bouché, le mal de gorge,
la toux, les maux d’oreilles et la bronchiolite, sont des
maladies fréquentes chez les 0 à 4 ans.
Rhume et grippe
Plus l’enfant vieillit, plus les contacts avec les autres
se multiplient, Il n’est pas à l’abri des maladies
et malaises courants. Son système immunitaire se développe,
Il est normal qu’il fasse des IVRS, notamment les rhumes
et grippes.
Que faire?
L’enfant enrhumé ou grippé doit boire beaucoup
pour liquéfier ses sécrétions. Il est recommandé
de garder la température de la pièce à 21
°C (70 °F), pas plus. Essayez de faire baisser la fièvre
; prenez sa température aux 4 à 6 heures. Aérez
la pièce. Éloignez les jouets en peluche et les
animaux domestiques auxquels il peut être allergique. Ne
fumez pas dans la maison.
N’oubliez pas de bien vous laver les mains entre chaque
changement de couche. Jetez les mouchoirs dans la poubelle après
utilisation.
Prévention
Enseignez à l’enfant à tousser ou à
éternuer dans le pli de son coude et non dans ses mains.
Faites-le vous-même, c’est un excellent moyen de prévention.
| |
RHUME |
GRIPPE |
| CAUSES |
Plusieurs virus respiratoires |
Virus de l’influenza |
| SYMPTÔMES |
|
|
| Fièvre |
Légère 38 oC-39 oC (100.4 oF-102.2 oF) |
38 oC-40 oC (100.4 oF-104 oF) |
| Mal de tête |
Rare |
Important |
| Frissons |
Importants |
Importants |
| Douleurs musculaires |
Légères |
Importantes, peuvent être aigues |
| Fatigue, faiblesse |
Légère |
Prononcée |
| Nez bouché |
Beaucoup |
Parfois |
| Nez qui coule |
Important |
Parfois |
| Eternuements |
Importants |
Parfois |
| Mal de gorge |
Important |
Parfois |
| Toux |
Légère à modérée |
Forte |
| Douleur dans la poitrine |
Légère à modérée |
Forte |
| Incubation |
1 à 3 jours |
|
| Contagion |
24 heures avant et jusqu’à 5 jours
après le début des symptômes. |
| Transmission |
Par contact avec les sécrétions
du nez et de la gorge, par éternuement, toux, petits
becs, objets contaminés. |
| Durée |
5 à 7 jours |
Plus de 7 jours |
| Traitement |
Pas de traitement |
Si grippe de type A ou complication |
| Complications |
Otite, sinusite |
Otite, bronchite, pneumonie |
Nez bouché
L’enfant a le nez bouché. S’il semble inconfortable
lorsqu’il tète, il peut être utile de dégager
son nez avant les boires.
Que faire?
S’il ne sait pas souffler dans un mouchoir, vous pouvez
aspirer les sécrétions avec une poire nasale. Pour
ramollir les sécrétions, mettez-lui dans chaque
narine 2 à 3 gouttes d’eau salée (recette
ci-dessous) ou de sérum physiologique (ex. Hydrasense vapo-bébé,
Saline d’Qtrivin ou Salinex) vendu en pharmacie. Utilisez
un compte-gouttes en plastique. Évitez tout autre médicament
avant l’âge de 1 an, sauf sur conseil d’un médecin.
Recette d’eau salée pour le nez :
Ajouter 2,5 ml (1/2 c. à thé rase) de sel, jamais
plus, à 240 ml (8 oz) d’eau bouillie refroidie.
Il est important de mesurer les quantités exactement.
Truc : Enseignez à votre enfant à éteindre
une bougie en soufflant par le nez; il comprendra mieux lorsque
vous lui demanderez de se moucher.
Toux
La toux est le mécanisme utilisé par le système
respiratoire pour se débarrasser des sécrétions.
Elle indique une infection des voies respiratoires (nez, gorge,
oreilles), le plus souvent causée par un virus.
Que faire?
Évitez de donner tout de suite des sirops antitussifs.
Si l’enfant fait de la fièvre et n’a pas l’air
bien ou a de la difficulté à respirer, consultez
le médecin.
Mal de gorge (pharyngite, amygdalite)
L’infection du pharynx et des amygdales s’accompagne
de fièvre, d’une enflure et d’une sensibilité
des ganglions du cou, parfois de nausées et de vomissements.
Lorsque l’enfant avale, il a mal, ce qui entraîne
une diminution des boires.
C’est par un prélèvement de gorge que le
médecin peut déterminer si l’infection est
causée par un virus ou une bactérie. Le plus souvent,
elle est due à un virus contre lequel il n’y a pas
de traitement. Si elle est due à une bactérie, habituellement
le streptocoque, des antibiotiques seront alors prescrits. Lorsqu’une
éruption cutanée apparaît, il peut s’agir
d’une scarlatine.
La pharyngite se transmet par contact direct avec les sécrétions
du nez et de la gorge de la personne infectée, lorsqu’elle
tousse et éternue. Elle peut s’attraper plusieurs
fois; il n’y a pas de vaccin.
Que faire?
Consultez le médecin afin qu’un diagnostic soit
posé. Pour faire baisser la température et calmer
la douleur, vous pouvez donner de l’acétaminophène.
La crème glacée et les sucettes glacées calmeront
la douleur à la gorge. Faites boire beaucoup. Rappelez-vous
que le lavage des mains et des jouets est important. Jetez les
mouchoirs de papier immédiatement après usage.
Otite moyenne aiguë
L’infection, avec ou sans écoulement de sécrétions,
se déclare dans l’oreille moyenne. Quelques jours
avant, l’enfant avait peut-être le nez qui coule.
L’otite survient souvent après un mauvais rhume;
elle est causée par des bactéries ou des virus.
Elle affecte principalement l’enfant de 6 mois à
2 ans, surtout en automne et en hiver.
L’enfant touche son oreille, roule la tête sur son
oreiller, pleure, ne mange plus. Il peut vomir et avoir de la
diarrhée. Il peut faire de la fièvre comme il peut
ne pas en faire.
L’otite n’est pas contagieuse, mais le rhume aisément
transmissible crée un terrain propice à la maladie.
Que faire?
Pour contrôler la température et la douleur, administrez-lui
de l’acétaminophène. Donnez-lui souvent à
boire. Nettoyez son nez avec du sérum physiologique ; mouchez-le
ou aspirez les sécrétions avec la poire nasale.
Consultez le médecin si votre bébé pleure
beaucoup, est irritable, se réveille la nuit ou fait de
la fièvre.
Une fois l’otite diagnostiquée, les antibiotiques
sont souvent nécessaires. Ils préviennent les complications.
Des infections répétées et non traitées
de l’oreille moyenne peuvent entraîner des difficultés
à entendre. La pose de tubes peut être indiquée.
Prévention
Les bébés allaités font moins d’otites.
Pour prévenir l’otite chez votre bébé,
ne le couchez pas avec un biberon, car du liquide pourrait se
diriger vers l’oreille moyenne. Faites-le boire dans vos
bras, en surélevant sa tête.
Autres formes d’otites
Après une otite moyenne aigue, un liquide séreux
peut persister derrière le tympan ; il s’agit d’une
otite séreuse, qui peut occasionner une baisse de l’audition
et durer plusieurs semaines.
L’otite du baigneur se caractérise par une infection
du conduit auditif externe. Celui-ci devient enflé, rouge
et douloureux.
Que faire ?
Généralement, l’otite séreuse se résorbe
d’elle-même ; elle ne nécessite aucun traitement.
Par contre, il faut consulter le médecin pour l’otite
du baigneur.
Bronchiolite
L’infection affecte les bronchioles, petits conduits qui
permettent à l’air de circuler dans les poumons.
Souvent causée par les microbes du rhume, notamment le
virus respiratoire syncytial (VRS ou RSV), elle atteint surtout
les enfants de moins de 1 an. C’est une des maladies les
plus répandues dans le groupe d’âge de 0 à
2 ans.
Les symptômes les plus courants sont la toux, le nez qui
coule et une fièvre légère. Parfois, l’intérieur
des bronches se met à enfler et à produire des sécrétions
: l’air passe mal et la respiration devient sifflante.
Hautement contagieux, le virus se transmet par la toux et par
contact avec des sécrétions infectées, d’où
l’importance d’enseigner aux enfants à tousser
dans le pli du coude et à se laver les mains fréquemment.
Que faire ?
Comme pour le rhume, il existe peu de moyens efficaces pour guérir
la bronchiolite. Par contre, certains traitements peuvent aider
l’enfant à passer à travers la maladie. Au
besoin, pour libérer son nez des sécrétions,
mettez-lui des gouttes de sérum physiologique dans les
narines. Pour faciliter sa respiration, surélevez la tête
de son lit d’environ 30 o en glissant un oreiller sous le
matelas. Ne couchez pas l’enfant directement sur l’oreiller.
L’humidificateur et les sirops contre la toux ne sont pas
recommandés.
Consultez le médecin si vous trouvez que l’état
de votre enfant se détériore, surtout s’il
a moins de 6 mois. Les symptômes suivants peuvent justifier
une consultation médicale:
Une respiration plus rapide, de la difficulté à
manger, de la toux ou des étouffements au moment du boire.
La bronchiolite n’est pas nécessairement le signe
précurseur de l’asthme. Mais discutez-en avec votre
médecin si la question vous tracasse.
Prévention
L’allaitement maternel constitue un bon moyen de prévention.
Évitez tout contact avec la fumée secondaire (cigarettes,
poêle à bois, etc.). Enseignez aux enfants à
tousser dans le pli du coude et à se laver les mains souvent.
La fréquentation de la garderie durant la période
de décembre à mars augmente le risque.
| Attention
Si votre enfant fait une infection des voies respiratoires
supérieures (IVRS):
• évitez de fumer dans la maison ou en voiture.
La fumée de cigarette et le chauffage au bois irritent
les voies respiratoires;
• éliminez tout produit qui pourrait déclencher
une réaction allergique (tapis, jouets en peluche,
etc.) et éloignez les animaux domestiques;
• après une otite, vérifiez si votre
enfant entend bien ; surveillez ses réactions au
bruit, à la musique, à une petite cloche.
Parlez-lui. |
|
Dérangement intestinal
Votre enfant n’a pas l’air malade, mais depuis 1
jour ou 2, il fait des selles liquides. Peut-être a-t-il
un dérangement intestinal?
Que faire?
Voyez s’il boit trop de jus ou de liquides trop sucrés:
jusqu’à 2 ans, 60 à 125 ml (2 à 4 oz)
de jus par jour suffisent. Limitez les boissons gazeuses, le jus
de pomme et le jus de pruneau: ils contiennent des substances
laxatives. Donnez-lui moins souvent des aliments froids : lait,
jus, crème glacée, sucette glacée, barbotine
(« slush »). S’il boit beaucoup de lait de vache,
donnez-le-lui entier (3,25 % M.G.) et limitez la quantité
à 600 ou 725 ml (20 ou 25 oz) par jour.
Vous soupçonnez qu’un aliment, récemment
introduit dans son alimentation, est responsable du dérangement
intestinal? Dans ce cas, ne lui en servez plus pour quelques semaines.
Vous réessayerez plus tard : avec le temps, les intolérances
disparaissent.
Assurez-vous que l’alimentation de votre enfant est équilibrée.
S’il mange suffisamment, prend du poids et est en forme,
il n’y a pas lieu de vous tracasser. La sensibilité
intestinale peut faire partie de sa nature. Cependant, si la situation
vous inquiète, consultez un professionnel de la santé.
Gastro-entérite
Lorsque l’enfant se met brusquement à faire des
selles très liquides, il fait une entérite. Quand
en plus il vomit, il a une gastro-entérite.
C’est une des maladies les plus fréquentes chez
les enfants; rares sont ceux qui n’en vivent pas au moins
un épisode au cours de la première année.
Les bébés allaités y sont moins sujets, car
le lait maternel a un effet préventif et thérapeutique.
Par contre, les petits en garderie y sont plus exposés.
L’enfant a des selles plus fréquentes et plus liquides
que d’habitude ; du sang s’y trouve parfois. Il peut
aussi vomir ou faire de la fièvre. Il a l’air malade,
est irritable ou somnolent, a peu d’appétit.
Bref, il n’est pas dans son assiette. Dans la plupart des
cas, cette maladie est causée par un virus; aucun médicament
n’est donc utile, et la diarrhée guérit sans
antibiotique en quelques heures ou quelques jours (2 à
5 jours).
Le principal danger de la gastro-entérite est la déshydratation,
quand l’organisme perd une trop grande quantité d’eau.
Le risque est plus grand chez les enfants de moins de 1 an. il
peut alors se produire un déséquilibre de la concentration
des sels minéraux du sang, les électrolytes.
Principaux signes de déshydratation :
• somnolence;
• sécheresse de la bouche, soif;
• yeux cernés ou creux;
• fontanelle affaissée;
• urine moins fréquente et plus foncée.
Que faire?
Il est important de bien hydrater l’enfant pour remplacer
les pertes de minéraux subies lors des vomissements. Pour
le bébé nourri au sein, le meilleur traitement reste
l’allaitement maternel; des tétées courtes
et fréquentes l’aideront à se rétablir.
Par contre, il faudra suspendre l’alimentation lactée
du bébé nourri au biberon pour la remplacer par
une solution d’électrolytes, au rythme de 5 à
20 ml (1 à 4 c. à thé) aux 5 à 10
minutes, tant que les vomissements persistent. II pourra parfois
être nécessaire de donner cette solution à
l’enfant allaité qui refuse de téter.
Lorsque les vomissements ont cessé depuis 4 à 6
heures, le bébé peut recommencer à prendre
sa préparation lactée. Il n’est d’ailleurs
pas recommandé de la suspendre au-delà de 12 heures.
Même si la diarrhée persiste, il peut manger de petites
quantités d’aliments faisant partie de sa diète
habituelle. Il est essentiel de donner de faibles quantités
de nourriture en plusieurs petits repas (5 à 6) pour éviter
le retour des nausées.
Après 24 heures, on peut réintroduire les autres
aliments faisant partie de la diète habituelle de l’enfant.
Solutions électrolytiques
En attendant que la maladie guérisse spontanément,
faites boire à l’enfant une solution électrolytique
qui remplacera l’eau et les sels minéraux perdus
dans les selles et les vomissements. Vous trouverez en pharmacie
des boissons toutes faites telles que Pedialyte, solution et bâtons
glacés, Pediatric Electrolyte, solution à saveur
de pommes, et Gastrolyte, sachets de poudre à reconstituer,
régulier et à saveur de fruits.
Si l’accès à la pharmacie est impossible,
vous pouvez aussi préparer une solution maison qui ne devra
cependant être utilisée que pour une très
courte période (12 heures maximum) et à condition
que la recette soit suivie rigoureusement. Comme elle est incomplète,
elle peut occasionner des problèmes de déshydratation
et de déséquilibre des électrolytes dans
le sang.
Recette maison de solution électrolytique Maximum
12 heures
Jus d’orange
Non sucré: 360m1(l2oZ);
Eau bouillie refroidie: 600 ml (20 oz);
Sel: 2,5 ml (1/2 c. à thé rase), jamais plus.
Pour respecter les proportions exactes, il est important que
vous utilisiez une cuillère et une tasse à mesurer.
Mélangez bien.
Comment hydrater?
Selon l’âge de l’enfant, vous pouvez servir
en une heure:
moins de 6 mois : 30 à 90 ml (l à 3 oz);
de 6 à 24mois: 90à 125 ml (3 à
4oz);
plus de 24 mois: 125 à 250 ml (4 à
8 oz).
Si les vomissements persistent, diminuez la quantité offerte.
En phase aiguë, certains bébés ne tolèrent
que 5 ml (1 c. à thé) à la fois.
Exemples de traitement
1er cas : l’enfant a la diarrhée, mais
ne vomit pas ou vomit peu
II est nourri exclusivement au lait. Pour le bébé
allaité, poursuivez l’allaitement comme d’habitude.
Le lait maternel accélère la guérison de
la diarrhée. Si vous observez que votre enfant prend moins
de lait, offrez-lui le sein très souvent.
Pour le bébé nourri au biberon, offrez le lait
habituel en alternance avec une solution électrolytique
de la pharmacie.
Il est nourri au lait maternel ou au biberon et il mange des
aliments solides.
Procédez de la façon indiquée ci-dessus
pour le lait. Donnez-lui son alimentation habituelle: céréales,
purées de fruits et de légumes, etc. Le riz (cuit
et écrasé) semble avoir un effet thérapeutique
intéressant.
2e cas : l’enfant a la diarrhée et vomit
beaucoup
Pour le bébé allaité, continuez l’allaitement,
mais coupez les aliments solides pendant environ 4 heures. Offrez-lui
des tétées plus courtes, plus fréquentes.
Si l’enfant ne prend pas bien le sein, donnez-lui fréquemment,
toutes les 5 à 10 minutes, une petite quantité (5
à 10 ml, soit 1 à 2 c. à thé) de solution
électrolytique, à la cuillère ou au compte-gouttes.
Pour le bébé nourri au biberon, interrompez l’alimentation
habituelle (lait et aliments solides) pendant environ 4 heures;
donnez-lui fréquemment, toutes les 5 à 10 minutes,
une petite quantité (5 à 10 ml, soit 1 à
2 c. à thé) de solution électrolytique, à
la cuillère, au compte-gouttes ou au biberon.
Lorsque les vomissements s’atténuent et que ça
va mieux, augmentez graduellement les quantités de liquide.
Petit à petit, recommencez à lui donner son lait
habituel et ses aliments solides.
Quand consulter le médecin?
Le traitement décrit ci-dessus réussit la plupart
du temps. Mais si l’enfant continue à vomir de façon
importante et que vous voyez apparaître des signes de déshydratation,
une courte hospitalisation et l’installation d’un
soluté peuvent s’avérer nécessaires.
| Attention
• Lors d’une gastro-entérite, évitez
de nuire à l’enfant en lui donnant des liquides
comme du jus de pomme (même dilué) ou une boisson
gazeuse (ex. : 7-up), même dégazée.
Ils peuvent aggraver la diarrhée et causer un déséquilibre
des sels minéraux dans le corps. Seules les solutions
électrolytiques proposées précédemment
peuvent contribuer à la guérison.
• Malgré le goût fade des solutions thérapeutiques,
l’enfant déshydraté les boit avec avidité,
car la déshydratation cause une soif intense. S’il
les refuse, c’est habituellement parce qu’il
n’est pas déshydraté ou qu’il
n’a pas soif. N’ajoutez rien pour en améliorer
le goût. Ceci modifierait l’équilibre
sucre-sel qui est essentiel au succès du traitement.
• Il n’est pas recommandé de changer
le lait de votre enfant pendant une gastro-entérite
modérée ni de lui donner une préparation
à base de soya, à moins d’avis médical.
Évitez les préparations sans lactose, car
elles ne sont pas utiles pour guérir une gastro-entérite
modérée.
• Le retour à l’alimentation normale
dans les 4 à 12 heures favorise la guérison
de la diarrhée. Une diète entièrement
liquide (sans lait ni aliments) peut durer 6 à 12
heures, jamais plus de 18 heures. |
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Une consultation médicale s’impose pour tout bébé
de moins de 6 mois qui vomit et a la diarrhée. D’autres
signes vous inciteront également à consulter:
• l’enfant urine très peu;
• sa bouche est sèche;
• sa fontanelle est affaissée;
• il pleure sans larmes;
• il a l’air faible et somnolent;
• il y a du sang dans ses selles;
• il fait des selles de couleur noire;
• la diarrhée persiste au-delà de 5 jours.
Le médecin pourra ordonner une culture de selles pour
identifier les bactéries ou parasites responsables de la
maladie.
Évitez tout médicament vendu en pharmacie sans
avis médical.
Prévention: le lavage des mains
Des mains propres, fréquemment savonnées, constituent
le meilleur barrage contre la transmission des infections.
Vous ne pouvez éviter de recueillir des microbes. À
peine avez-vous fini de vous savonner les mains que vous recommencez
à en accumuler: en ouvrant des portes, en essuyant des
visages, en manipulant les jouets des enfants et en changeant
des couches.
Vous pouvez cependant réduire la possibilité d’infecter
les autres en sachant quand vous laver les mains, c’est-à-dire
avant et après les activités où le risque
de transmission est élevé.
Pour les parents
Vous devez vous laver les mains:
AVANT de préparer le repas, de manger, d’allaiter
un bébé, de nourrir un enfant ou de lui donner un
médicament;
APRÈS être allé aux toilettes, y avoir conduit
un enfant ou avoir changé la couche du bébé;
après avoir pris soin d’un malade, mouché
des nez (si possible) ; avoir touché des animaux domestiques
et nettoyé la cage ou la litière d’un animal.
Comment faire?
• Mouillez les mains sous l’eau courante.
• Frottez avec du savon, en pain ou en liquide, en comptant
jusqu’à 5.
• Rincez sous l’eau courante en comptant jusqu’à
5.
• Asséchez avec une serviette propre.
• Utilisez une crème à mains, au besoin, afin
de prévenir les gerçures.
• Asséchez avec une serviette propre.
• Utilisez une crème à mains au besoin, afin
de prévenir les gerçures.
Pour les enfants
N’oubliez pas de laver les mains de vos enfants aussi souvent
que nécessaire:
AVANT de manger ou de jouer dans l’eau; APRÈS un
changement de couche, un passage sur le petit pot ou la toilette
; après avoir joué dehors, dans le sable ou avec
des animaux.
Comment faire?
• Nettoyez-les d’abord à l’aide d’une
serviette propre, de papier ou de tissu, bien imbibée d’eau
tiède et de savon.
• Rincez-les ensuite avec une autre serviette imbibée
d’eau tiède.
• Asséchez bien.
Source : Doré, Nicole; Le Hénaff,
Danielle. (Mieux vivre avec notre enfant de la naissance
à deux ans : Guide pratique pour les mères
et les pères). Québec, Institut national de
santé publique du Québec, 2007.
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